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Artiste

La Féline_Photo Alexandre Guirkinger 1

La Féline

« C’est une longue brune aux cheveux noirs, qui chante des mélopées pop avec une guitare et des synthétiseurs. D’une voix de sirène, elle pleure le sentiment océanique que vous avez perdu quelque part sur le chemin de la vie, et qui ne reviendra jamais. L’époque est sans pitié, amère, ironique : Agnès de La Féline est tout le contraire. 

Née à Tarbes, d’une mère andalouse et d’un père absent, Agnès est une fille empathique, douce et mélancolique, qui a fait de longues études de philosophie. Elle écrit des articles, elle tient un blog, elle réfléchit à la musique d’aujourd’hui – quand elle n’en fait pas.

Depuis près de cinq ans, sous le nom de La Féline, emprunté au film de Jacques Tourneur et à l’album des Stranglers, ce drôle d’animal sensible cultive, sur des formats courts, une œuvre profondément personnelle : des explorations électroniques sur Cent mètres de haut, de la pop ouvragée en espagnol et en anglais sur Wolf & Wheel, des reprises spectrales de Joe Meek et de Julee Cruise sur Echo. »

Tristan Garcia

 

La Féline incarne une voie rêveuse et cinématographique de la pop indé actuelle en France. Jarvis Cocker ne s’y est pas trompé qui a récemment playlisté « Coeur Bizarre » dans son Sunday service sur la BBC Radio 6 Music entre un morceau de Julee Cruise et un titre des Stranglers…

Touchée par la simplicité de la pop, autant que par les expérimentations sonores, Agnès compose depuis qu’elle est enfant : des chansons tristes, souvent, inspirées des cantejondos andalous écoutés par sa mère, mais aussi des refrains qui font dodeliner les hanches, qui rendent ivres en les chantant. En 2008, elle crée le projet La Féline, inauguré par la chanson « Mystery Train », qui pose les premiers jalons d’une écriture douce et tourmentée. Mais c’est sur Wolf & Wheel, sorti en 2011 chez Balades Sonores, qu’elle trouve sa voie : plus sombre, hantée, dans des titres comme « Coeur Bizarre » ou « La Nuit du rat ». Entre innocence pop 80′s et profondeurs de l’âme, elle cultive une musique exigeante, sans être cérébrale, portée par les arrangements de Xavier Thiry (Hello Kurt) aux claviers et aux machines. Philosophe de formation Agnès est auteur d’une thèse sur Adorno en musique, elle ne touche à l’esprit que pour parler au coeur.

En live, solo ou trio, l’émotion, les ambiances nocturnes, font l’énergie propre de La Féline : une douceur hypnotique dans un écrin pop, percé de riffs de guitare et d’explosions  noise.
Des Francofolies de la Rochelle aux hautes voûtes de l’église Saint-Eustache, de San Francisco à Saratov (en Russie), elle a fréquenté quelques beaux lieux ; été repérée ça et là par quelques esthètes comme Christophe, Jarvis Cocker, Michka Assayas ou Didier Varrod. La sortie d’un nouvel album, toujours en préparation, devrait encore élargir ce cercle de happy fews…

La Féline

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