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Folks

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French Songs + 1,2,3

Figure qui compte sur la scène folk française, François Gauer fête la sortie de son nouvel album French Songs en le confrontant à son précédent opus 1, 2, 3,  produit avec les moyens du bord mais avec beaucoup de soin, qui le propulsa sur la scène musicale en 2010-2011. Cette fois-ci, Folks tisse sa toile avec French Songs : Nouveau disque, nouvelle voie. 

En 2011, porté par le succès d’1,2,3, Gauer compose de nouvelles chansons, cette fois-ci en français. Dépourvues de tout maniérisme, franches et profondes, ces mélodies rappellent Dominique A, JP Nataf. L’écriture se fait plus littéraire, plus personnelle aussi. Pour ce nouveau disque intitulé French Songs, Gauer a sélectionné six chansons, tour à tour intimes, tristes, drôles ou gracieuses. Avec son retour prochain au home-studio de Nicolas Boscovic, on se prépare : la magie va opérer de nouveau.

« Une douce froideur qui caresse l’âme… Fantastique Mister Folks ! » POPnews

 

La lecture de disque de Flore Avet

« De cet immense territoire, je n’avais rien choisi. On m’avait parlé de l’accent, de la similarité, d’une attente sudiste dans l’allure.
L’esprit à la fois glacé et littoral. On me demandait : mais tu connais l’Amérique? Je me rappelais un peu de l’humeur de la Californie. C’est triste la Californie. Il y fait toujours beau, les gens plissent les yeux, on ne sait pas si c’est pour contenir quelque chose.
En tout cas on y attend un changement, on attend que le vent tourne. Moi j’observais attentivement, amusé et calme, les raisons de mon identité secrète aux yeux des autres. Mes idées, les images, je les ai mises dans un grand sac mou, je n’ai prévenu personne et je suis parti vers l’ouest. J’y ai vu des arbres très verts, des ciels gris, du sable gris, des chanteurs lents.
J’étais donc là d’où je viens, nonchalant, brillant, à l’aise et libre de mes gestes. Entre temps je crois, des souvenirs m’avaient poursuivi, ou bien attendu, c’est selon.
Toujours est-il que la Californie était vidée de sa légèreté, de ses loulous, j’étais venu avec des visages figés autour de moi, figés de gravité, d’océan. Le soleil s’était fait tout petit, dans les souvenirs. »