Artiste

C. Duncan

C. Duncan

“Un monde merveilleux entre héritage classique et production moderne

Architect est, selon les mots de C Duncan lui-même, un recueil de musique “dreamy-choral-soft-chilled-folk-electronic”. Cela signifie qu’il aligne douze morceaux d’un folk électronique à la fois rêveur, doux, choral et apaisé – dream-pop pourrait être un bon résumé. Peu importe les étiquettes, C Duncan ouvre ici les portes d’un monde merveilleux, où l’héritage classique vient se frotter à une production moderne, où le baroque flirte avec le laptop.

“J’ai enregistré ces morceaux seul dans ma chambre de Glasgow, sur mon ordinateur. Parce que je me suis aperçu que tous les disques que j’avais aimés, de Sigur Rós à Vashti Bunyan, étaient sortis sur le label Fat Cat, j’ai envoyé mes titres au label. Ils les ont postés sur la page de demos et le public a apprécié. C’est ainsi que je me suis retrouvé à signer un contrat avec Fat Cat avant d’avoir jamais mis le pied sur scène.”

Le jeune homme explique s’être depuis familiarisé avec les concerts. Mais c’est dans son home-studio qu’on continue de l’imaginer le plus dans son élément, passant des heures à superposer les couches sonores. S’il a faitArchitect seul, celui-ci regorge en effet de chansons chorales et mille-feuille, où le chant principal de Duncan est soutenu et enveloppé par une dizaine d’autres voix.

Cette opulence, ce foisonnement irriguent aussi des arrangements à la beauté stupéfiante, qui évoquent autant le Smile de Brian Wilson que les envolées de Grizzly Bear ou de Broken Bells (Architect, Silence and Air, Say…). Les pochettes des disques de l’Ecossais, on l’a dit, montrent la Terre vue du ciel. Logique : aucun album de 2015 n’avait autant mérité l’épithète aérien.