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I Break horses

I BREAK HORSES

Retour sur la chanson de Smog à laquelle I Break Horses doit son nom, l’une des plus terribles de Bill Callahan, qui, au terme d’un crescendo, éprouvant lâchait ces mots définitifs : “Tonight I’m swimming to my favorite island/And I don’t want to see you swimming behind”. Une forme d’abandon, quelque chose d’indéfinissable, puissant et erratique, c’est le seul trait ténu à tirer entre l’Américain et le duo suédois, qui construit patiemment un incroyable mur du son depuis maintenant trois ans. Le résultat est un premier album étourdissant, très exactement à mi-chemin entre My Bloody Valentine et M83. La formule tient de l’accroche publicitaire petite comme un sticker, mais laisse une idée assez précise de cette tempête magnétique d’électronique et de guitares qui souffle sur des mélodies poignantes.

I Break Horses

Goodbye Sweet Dreams