Artiste

godard rolling stones

Jean-Luc Godard et la musique

Des pas de danses d’Anna Karina dans Vivre sa vie à sa chanson dans Une Femme est une femme, en passant par Belmondo qui lui impose “un disque tous les cinquante livres” dans Pierrot le fou, l’égérie franco-danoise de la Nouvelle vague semble incarner l’attachement de Jean-Luc Godard pour la musique, qu’elle soit classique, jazzy ou pop. Bien sûr, il faudrait aussi ajouter Mireille Mathieu dans Masculin, féminin, les Rolling Stones, dans One + One

Aussi, pas étonnant que suivre les B.O. du héraut de la Nouvelle vague, surtout au début des années 60, revienne à ouvrir un éventail de quelques uns meilleurs compositeurs de musique de film de l’époque.

Dans Une Femme est une femme, c’est Michel Legrand qui fait chanter Anna Karina, avant de la faire danser dans Vivre sa vie, puis de la suivre dans son apprentissage du banditisme dans Bande à part. Célèbre pour son travail avec Jacques Demy, le compositeur était donc aussi familier de Godard.

Même décennie mais tonalité nettement plus jazzy, avec Martial Solal, qui pour À bout de souffle met tout le swing de son piano au service de la tension décontractée du premier long métrage de Godard.

Moins connu du grand public mais tout aussi excellent, Geroges Delerue orchestre la mélancolie, pour la bouleversante musique du Mépris. Compositeur très prisé de la Nouvelle vague française, Delerue composa pour tous les plus fameux noms du mouvement, de Truffaut à Louis Malle en passant par Maurice Pialat, Alain Resnais, Bertrand Blier, Claude Sautet… Bref, le gratin, en somme.

 

Les meilleures B.O. en vinyle