Artiste

Olga Bell

Olga Bell

“Ce n’est pas la nouvelle voix de la musique indépendante russe mais celle d’une Américaine qui revient sur ses racines et sur la question des frontières. Née à Moscou Olga Bell a grandit en Alaska et vit à New York, où elle accompagne souvent les éminents Dirty Projectors (pour vous donner une idée ils peuvent se permettre d’inviter Björk à jouer leur chansons). Son premier album KRAI, prend la forme d’un voyage en neuf mouvements, chaque chanson du cycle pour chacun des 9 Kraïs de Russie. Le mot veut dire « frontière, limite », divisée en sujets fédéraux, la Russie compte neuf kraïs, régions reculées souvent, moins connues des Européens. On va de Krasnodar par les mélodies des cosaques de l’ouest (dans le Caucase du nord) jusqu’à Kamchatka, à l’extrême-Orient russe près de l’océan Pacifique, le tout orchestré en tradi-contemporain, entre afrique, pop et R’n’B. Dans Primorsky Krai (Le Primorié, en face du Japon) elle chante :

« Dieu est trop haut pour nous, et Moscou trop loin (…) les despotes succombent toujours par la force, les gens ordinaires sont dupés. Chaque mensonge de l’élite agrandit un royaume plus tragique »

Source : France Culture