Artiste

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Shit Browne

Quintet parisien dopé à l’énergie Madchester, SHIT BROWNE scande une pop music pour tous : urbaine, jouissive et poétique. Et se réapproprie l’idée que danser c’est sauver le monde. En héritage de New Order et Stone Roses, des Happy Mondays, Charlatans ou Primal Scream, SHIT BROWNE réinvente le happening pop, le stadium de bar.

Après deux singles unanimement accueillis par la critique (‘DMD’ en 2008, remixé par Mondkopf, et ‘Sweetback’ en 2009, remixé par David Carretta), SHIT BROWNE enregistre son premier album pendant l’été 2009. Les multiples couches qui forment le son du groupe se posent rapidement sur la bande. Un parfum d’energy drink et d’indépendance flotte sur l’enregistrement, que le groupe réalise et mixe lui-même entre différents studios et appartements. Il est difficile d’expliquer quel chemin emprunter pour baliser ce crossover pop/club, version 2010. Il y a pour le groupe une vérité, une instinctivité que les mots ne peuvent définir, seule le son pourra en être le manifeste.

C’est cette évidence qui s’installe maintenant, à l’écoute de ‘Every Single Penny Will Be Reinvested In The Party’. De l’hypnotique ‘Electronics’ à l’extatique ‘Winter Collection’, SHIT BROWNE rebondit sur sa propre inspiration et se réinvente en version électrique ou électronique à volonté.

En se rappelant aux grandes heures fières de la fête universelle – Detroit, Chicago, Manchester – les cinq Browne renouent avec le mythe rock du grand combat quotidien contre la dépression, contre la résignation. Mais que les choses soient claires : il n’y a pas de passéisme, il y a simplement la volonté de faire quelque chose de personnel qui nous fasse lever les bras et fermer les yeux.

Aucune amertume, juste de l’acidité.

« Normal state is dance, 89% bass sounds, all the rest made out of sweat, bodies like points, modified conscience state »