Artiste

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Small Black

Limits Of Desire n’a rien de frais ou d’innocent, un peu comme la mycose Daft Punk – (qui ravira d’ailleurs à Small Black le trophée de la bande originale de l’été) : tout ceci est pensé, formaté et armé pour faire un maximum de victimes. Et être victime de pareil disque, ce n’est pas désagréable. On se ressert une louche de virulence 80’s. Autrement dit, on va gameler chez New Order. On ne va pas bouder notre plaisir ou jouer aux psychorigides. Non. On va aimer boire une anisette ou un cocktail improbable sur Sophie par exemple. Car tout ce disque est un corps alangui, lourdement érotisé, parfait menu pour les soirées moites et estivales. La chanson Limits Of Desire est d’une efficacité charmante avec ses sonorités à la Peter Hook. Le groupe, afin de fuir l’évidence, revendique plutôt comme influence The Blue Nile. Mais alors avec la classe en moins et la légèreté en plus. Voilà typiquement le genre d’album qui nourrit la mauvaise foi. Une mauvaise foi qui restera assise, le cul entre deux chaises, tandis qu’on dansera sur les tables pour oublier à quel point toute une partie de la scène musicale est irrémédiablement engluée dans les années 80.”

 

Article extrait de MAGIC RPM

Small Black

Small Black - No Stranger