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The Love Coffin

Pendant trois ans les mots The Love Coffin n’ont été qu’une vague rumeur hantant la scène musicale de Copenhague. Leurs rares apparitions live fulgurantes et l’absence d’enregistrements ne faisant qu’épaissir l’aura de mystère qui enveloppait le groupe depuis ses débuts. La rumeur enfle, et The love Coffin finissent par délivrer en octobre dernier un premier EP dévastateur. Un disque toxique et dangereusement addictif vers lequel on ne peut s’empêcher de retourner, comme pris dans l’étau une relation dysfonctionnelle.

Ils reviennent à la charge avec un nouvel EP, Buffalo Thunder, dont la sortie est programmée pour le 3 Octobre 2016 via Third Coming Records (Paris) et Flammekaster (Copenhague). La musique des Love Coffin est un véritable condensé de douleur, d’apathie, de déception amoureuse, d’isolation et de dépression exsudé au travers d’un enchevêtrement de guitares western acides, soutenues par une production nimbée de réverbération évoquant les plaines désolées de l’âme en peine, et sublimé par un chant bipolaire, dont le spectre s’étale des chuchotements insidieux aux hurlements les plus viscéraux dans une explosion de guitares orageuses. On pense à une version apocalyptique de la country post punk du Gun Club.

Sur ce second essai, sans trop s’éloigner des thèmes et des sonorités qui leur sont chers, leur musique se pare d’éclats glam invoquant le spectre d’un “T-Rex gone punk”. La voix de Jonatan K. Magnusen se fait de plus en plus séduisante, voire sournoisement érotique amenant une tension sexuelle à l’attitude toujours schizophrénique “Je t’aime moi non plus” du groupe. Les guitares se font plus étoffées, enchainant gimmicks aux mélodies ensorcelantes et déflagrations flamboyantes. Véritable choc esthétique entre subtilité et violence, loin d’en guérir les Love Coffin ont su voiler de satin leurs névroses.