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Pretty things

The Pretty Things

En 64, les Rolling Stones montent en selle et les Beatles sont sur la rampe de lancement. Les Pretty Things, eux, sont déjà le pied au plancher. Premiers adeptes tout terrain de la trash attitude, les « Dirty Stones » comme on les surnomme, trustent les gros titres des journaux. Menés tambour battant par le chanteur Phil May, l’ado le plus chevelu d’Angleterre, et un batteur aussi accro aux fûts de bière qu’à la batterie, les Pretty Things deviennent la bête à abattre.
Dans la catégorie groupe maudit, les Pretty Things remportent la palme. Les Londoniens avec une régularité qui force le respect accumulent tout au long de leur carrière les rendez-vous ratés et la malchance. Idolâtrés par les Stooges, le MC5 ou David Bowie, leur attitude « je-m’en-foutiste » et leur son toujours dans le rouge en font les pionniers du punk.
Le groupe s’oriente par la suite vers une musique plus élaborée, culminant en 1968-1970 avec S.F. Sorrow, considéré comme l’un des premiers opéras-rock/albums-concept, et son successeur Parachute, qui ne rencontrent pas de succès commercial. Les Pretty Things poursuivent depuis une carrière irrégulière, largement ignorée du grand public, continuant à enregistrer et à donner des concerts jusqu’à ce jour.