Ariel Pink - WORN COPY


SORTIE OFFICIELLE AVRIL 2020


Si Ariel Pink ne s’était pas remis à enregistrer à la fin des années 2000, après un hiatus de cinq ans, Worn Copy aurait été un parfait point final. La réalisation monolithique a été la collection la plus aventureuse d’Ariel, un monde hybride de sons mutants et des chansons instantanément marquantes. Le titre Worn Copy est un clin d’oeil au fanatisme de Pink à ses idoles – The Cure, Can, et Throbbing Gristle par exemple – dont il jouait constamment les disques. Les années formatrices d’Ariel Pink travaillant dans un disquaire ont déjà été racontées; les auditeurs de Worn Copy peuvent imaginer l’univers musical de l’album comme celui d’un nerd de musique qui aurait dévoilé le sombre secret du pouvoir de la musique, faisant une sorte d’affaire Faustienne entre les bacs de disques. Le morceau d’ouverture, "Trepanated Earth", est un titre épique de dix minutes qui raconte un duel narratif entre deux alter egos d’Ariel Pink, l’un bon et l’autre maléfique. On y trouve également le classique "Life in L.A.", une remarquable ode au fait de vivre sans but à Los Angeles. A l'opposé on trouve des chansons comme "Bloody! (Bagonia’s)" ou "Jagged Carnival Tours" dévoilant le côté grotesque et abjecte de Worn Copy. Elle sont construites sur des inclinaisons stylistiques qualifiées de perversions autour de personnages multiples et de changements imprévisibles. Enfin un titre comme "Foilly Foibles / GOLD" mélange le côté pop et le côté perverti, dévoilant au passage de nombreuses influences entendues tout au long de l’album; les premiers disques de Factory Records, le post-punk DIY, l’indus, le goth, et même la pop psyché 60s.

2LP 27,50