Death Valley Girls - GLOW IN THE DARK


SEPTEMBRE 2021


Vous entendez souvent des gens parler de la façon dont un certain artiste leur a sauvé la vie. Vous entendez aussi fréquemment les gens parler de la façon dont certains concerts peuvent être des expériences spirituelles intenses. Bien sûr, cela peut être une hyperbole, mais tout fan de musique sait que ces expériences sont bien réelles. Pour Death Valley Girls, les enjeux vitaux et le pouvoir transcendantal de la musique sont au cœur de leur mission. Le groupe a littéralement commencé comme un refuge pour la chanteuse, guitariste et claviériste Bonnie Bloomgarden et le guitariste Larry Schemel alors qu'ils cherchaient à décrocher des drogues dures. C'était une sorte de renaissance, un exutoire pour une nouvelle façon de vivre. Avec cette nouvelle appréciation de la vie est venue une soif de célébration communautaire. Leurs concerts ont pris une ferveur mystique. Ils étaient une pure manifestation de tous les grands moments du rock n' roll - l’adrénaline des pionniers électriques, le tranchant des premiers maîtres du métal, la coupe abrupte de la première génération punk - avec un soupçon de nihilisme échangé pour une affirmation de vie. Le deuxième album des Death Valley Girls paru en 2016, Glow in the Dark, est une distillation chauffée à blanc de leur son et de leur esprit - une balade nerveuse et jubilatoire mêlant des riffs brûlants de guitare, des choeurs mélodiques donnant la chair de poule, des rythmes martelés par la batteuse Laura 'The Kid' Kelsey et la bassiste Alana Amram, et une aura d'un certain secret et pouvoir subversif. Le groupe ne perd pas de temps à détailler ses stratégies alors qu'il défonce la porte d’entrée avec la chanson éponyme en ouverture. Bonnie et la chanteuse auxiliaire Jessie Jones lancent l'appel aux armes de la chanson, un cri de ralliement pour s’unir, se multiplier et conquérir. Difficile de ne pas ressentir ce picotement magique pendant le martèlement séditieux de "Disco", les secousses old school de "Death Valley Boogie" ou le prosélytisme sulfureux de "Seis Seis Seis". Alors que Death Valley Girls ruminait sur les réalités infernales du monde moderne sur son premier album Street Venom , le groupe se délecte sur Glow in the Dark du lien secret entre les marginaux et les parias qui refusent de se plier au poids écrasant du capitalisme, du classisme et de l'élitisme. Épuisé depuis sa sortie originale en 2016, Glow in the Dark s’offre une enfin réédition grâce au label Suicide Squeeze Records sur vinyle mi-vert néon mi-rouge avec splatter noir !

Lp vert-rouge 24,50