Kuunatic - GATE OF KLÜNA


29 OCTOBRE 2021


Kuunatic est un trio féminin de musique tribale psychédélique basé à Tokyo propulsé par des sonorités diverses et de puissantes voix. S’appuyant sur le background culturel et musical de chaque membre, leur musique fait appel à des percussions rituelles, des lignes de basse bondissantes, des sons de clavier atmosphérique et des instruments traditionnels japonais. Produit par Tim DeWit (Gang Gang Dance), Gate of Klüna est un premier album à la fois expérimental et entêtant qui transcende les genres et hémisphères. Kuunatic est composé de Fumie Kikuchi aux claviers, Yuko Arako à la batterie, et de Shoko Yoshida à la basse. Et les trois chantent. Créer son propre monde présente de nombreux avantages. Le temps et l’espace peuvent être pliés selon la volonté du créateur. Le concept musical de Kuunatic relève de l’imaginaire. Leur premier EP, Kuurandia, est le nom de la planète fictive sur laquelle elles vivent. C’était un prologue et ce premier album est un album concept sur la façon dont la planète a été créée, a évolué et comment elles l’ont explorée. Il se compose de huit chansons et chacune raconte une histoire. Elles aiment mélanger et expérimenter avec tout ce qu’elles voient, entendent, vivent et pensent, non seulement au Japon, mais aussi ailleurs pour créer ce monde unique. Il est conseillé de garder son esprit ouvert à l’écoute de la musique de Kuunatic qui semble susciter de nombreuses réactions à travers le monde. L’un entend des échos hybrides et psychédélique de groupes comme Os Mutantes, Basil Kirchin, The Raincoats ou Manfred Hübler. La musique traditionnelle japonaise faisant partie de l’environnement du groupe, d’autres les considèrent comme des versions amplifiées des miko, ces jeunes femmes au service d'un sanctuaire shintoïste. Le morceau "Lava Naksh" évoque une forme de danse de la Renaissance, la pavane, mais avec les premiers sons d’orgue de Kraftwerk. "Full Moon Spree" pourrait être une version rituelle de "What You Need" de The Fall. "Raven’s War" ressemble à une bande son progressive sèche et poussiéreuse. Les possibilités de projections sont infinies, mais il faut se souvenir de ce vieux conseil d’Alan Watts : le menu n’est pas le repas, et la carte n’est pas le territoire !

lp 20,50