Serpent - Time For a Rethink


18/12/2020


Le premier EP incandescent du groupe emmené par Lescop Au sein de Serpent, on reconnaitra Mathieu Lescop, chanteur échappé jadis d’Asyl et qui a depuis réussi l’épineuse équation d’une cold-wave française aux réchauffements pop sur deux albums (Lescop et Echo) remarquables et remarqués. En parallèle à cette voie solitaire, Mathieu Lescop cherchait à retrouver l’excitation jouissive de l’électricité, de l’écriture collective et intuitive sans cadastre et à assouvir par là des envies d’embrasements. En mai 2019, il se retrouve en salle de répétition avec son batteur habituel, Wend¥ Kill, les deux guitaristes Martin Uslef et Adrian Edeline, le bassiste Quentin Rochas, tous issus d'un collectif de jeunes musiciens éclectiques et hyperactifs. Ensemble, ils font jaillir les titres comme des fluides venimeux trop longtemps retenus. La vitesse, l’intensité, une certaine forme d’insouciance, les guident dans cette jungle sonique quelque part entre Gang Of Four, A Certain Ratio, Devo ou les Public Image Limited. Post-punk, postfunk et post-moderne, Serpent déchiquette aussi les étiquettes, et ce premier EP 4 titres porte un nom de manifeste : Time For A Rethink. Pour contenir cette matière hautement inflammable, Serpent a fait appel au plasticien Stefan Brüggemann, dont le travail post-situationniste sur la saturation de l’espace par des bombages de slogans et dialogues de films s’inscrit parfaitement dans leur appréhension d’un monde anxiogène et troublé. Qu’il est grand temps de repenser

ep 11,50