Suburban Lawns - Suburban Lawns


1er Octobre 2021


Si votre cerveau a une liste de groupes qui évoquent instantanément la new wave, Suburban Lawns mérite une place juste à côté de Devo, Talking Heads et les B-52's. Après avoir sorti deux singles sur leur propre label Suburban Industrial, ils signent avec I.R.S. Records et sortent leur premier album en 1981. Alors que le groupe acquiert un statut culte grâce, entre autres, à un clip produit par Jonathan Demme et diffusé dans l'émission Saturday Night Live, l'album éponyme sera malheureusement le seul format long du quintet. L'esthétique asymétrique de Suburban Lawns est incarnée par la co-vocaliste Su Tissue, dont la personnalité scénique envoûtante était à la fois enfantine et terrifiante. Son style unique incarne la chanteuse maladroite/arty de l'ère Reagan, tandis que les voix masculines du groupe - grâce à Frankie Ennui, Vex Billingsgate et John McBurney - maintiennent les thèmes satiriques du mirage de l'expansion sans limites de la Californie du Sud après la guerre. L’attractivité de Suburban Lawns peut être attribuée à un jeu de batterie et un songwriting impeccables. "Anything", avec ses échanges vocaux, aurait facilement pu sortir sur n'importe quel label purement punk de Los Angeles de l'époque, tandis que la voix impassible de Tissue sur "Janitor" glisse vers les meilleures élucubrations arty de Lene Lovich, ouvrant la possibilité d'une annihilation nucléaire avec un "Boom, Boom, Boom, Boom" murmuré. Issu d'une scène côte ouest dominée par des singles et des EP, le seul LP des Suburban Lawns se situe dans une classe à part. Il n'est pas surprenant qu'ils aient été acceptés par la scène punk d'Hollywood, malgré leurs origines de Long Beach, et qu'ils aient influencé d'autres groupes comme les Minutemen. Ce n’est pas disque qui sera prendra la poussière dans votre collection; c'est un disque que vous allez jouer !

lp 33,00