Disque

pochette-album

Balade Sauvage

Balade Sauvage, le premier album de Jean Elliot Senior, raconte en 12 titres et au travers d’une pop florale et ciselée, l’aventure d’une plante d’appartement qui décide un matin de s’échapper pour retourner vivre dans la forêt tropicale. Dans la lignée des concepts album des années 70, Balade Sauvage peut également s’entendre comme l’évocation de la perte de l’adolescence et de ses illusions. Bienvenue dans un road-movie floral comtemplatif et sonore, une plage de fraîcheur et d’originalité à la croisée des chemins entre Pop-folk-Americana et chanson Française.

Naviguant musicalement entre un Neil Young période On the Beach, Brian Wilson, le folkore Mexicain ou encore Nino Ferrer et Pascal Comelade, Jean Elliot mène sa barque sans trop regarder autour de lui. Préférant concocter au fond de sa cave ses petites pastilles pop, simples et sincères, parfois même enfantines. Ermite érudit et collectionneur de disques vinyles, Jean Elliot est aussi un auto-didacte de la musique, un instinctif plus précisément. Balade Sauvage lui est tombé dessus, un beau matin, de façon incontrolable, textes et musiques ont été écrit en une semaine, l’album enregistré et mixé en 8 jours

La lecture de disque par Flore Avet :  

“Je n’avais jamais connu la saison de cette façon. Intense, cinglante et étirée. Les chemins, petits serpentins de pierres semées entre les champs. Un peu partout, de façon anarchique des ruisseaux sauvages prenaient possession de la route sommaire.
Je gravissais la côte, mettant l’esprit en sourdine, le silence comme le vent hululait dans ma tête. Par souci de se concentrer sur l’essentiel, garder le souffle et les jambes solides.
Autour les montagnes formaient comme une grande couronne de granit ; tout résonnait. Minuscule, comme debout dans la cloche de l’angélus, chaque bruit me faisait battre les veines, c’était les bruits de la nature froide.
Je lui avais parlé au téléphone, elle m’avait raconté l’épaisse couche de neige qui dévorait tout ; les bruits de pas et les voitures. Les chats immobilisés, les oiseaux frileux.
J’étais face à la renaissance, moi qui m’attendais à un paysage en blanc cassé. L’état du monde sous la couche de glace, s’était réservé vert, magnifique, où des mousses avaient continué à pousser dans les flaques glacées.
Entre deux bras de montagnes, des nuages naissaient, s’élevaient rapidement dans le ciel, vapeur du ventre chaud de la terre aimée. “