Disque

1. Only Mountains Never Meet

Only mountains never meet

L’album Only Mountains Never Meet est financé par les internautes, une tournée est en préparation et de nouvelles compositions s’affinent en parallèle…
“Dans Shoefiti, on ne cherche pas à être un virtuose. On reste persuadé qu’avec son propre style maladroit, si l’on joue avec conviction et envie, on se donne l’opportunité de toucher l’auditeur parce qu’on développe justement quelque chose de personnel et charmant.

“Shoefiti assure dès ses débuts avec un premier album « Only Mountains Never Meet » savamment réalisé et dévoile des ambiances peaufinées et nobles, où le travail de composition et dʼécriture nʼa pas été précipité aux dépens dʼimpératifs. On écoute, et on fait silence (…) Lʼambiance décolle du sol comme un souffle de pesanteur (…) riffs fracassés (…) mélancolique et délicieusement progressif (…) un album à la production léchée.

Lʼexcellent « 1989 » fait plus que raconter cette année en suggérant musicalement ce qui se faisait de meilleur à lʼépoque au niveau indé de Pavement à Nirvana et le non moins sublime « Mr Sleeping Bag Man » où le piano invite lʼémotion au cœur des compositions de Shoefiti. Ne passez pas à côté de ce bel album.”

Fred Lombard pour Indiemusic.fr

La Lecture de Disque Flore Avet :
 
“Le fond du ciel est noir intense, l’espace à parcourir blanc, un sable gris presque bleu. C’est donc a cela que ça ressemble, que de ne pas avoir d’air à respirer. On se croirait au fin fond des routes sableuses de l’Amérique lorsque le ciel violet qui se mélange aux nuages de pollution  suspend les dernières lueurs, on va conduire dans la nuit.

Je suis lové, étendu sur le flanc, la majeure partie de mon corps en contact avec la mousse, le coton. Entre les muscles, de l’air. Dans la tête, de l’eau. Tout cela, cet environnement est si chaud, qui accompagnent les mouvements économes.

Bombardé, je le suis dans ces moments : de pressions nerveuses dans les jambes, de lumières qui crépitent en technicolor, de visages cinglants sur des paysages mystiques.

Se dessine alors le visage d’un vieux monsieur. De profil, il sourit à demi sous ses grosses lunettes d’écailles. Il parle de ponts à franchir, de ce tremblement, juste après la colère. 
Il m’invite à randonner avec lui sur ce sentier enseveli sous la glace. Sa main est chaude, le jour est tombé. Sol glacé, lumière bleue.”