Disque

Cover LP Alba lua

Inner Seasons

“Alba Lua, l’aube et la lune. Entre riffs cinglants et douc- es mélodies. Adeptes des harmonies fouillées version Brian Wilson et des B.O. d’Ennio Morricone, Alba Lua se prête guère au jeu des étiquettes. Alba Lua vit au rythme de ses propres saisons, entre rock fifties, pop onirique, lézardes rock garage et divagations psy- ché-folk. Hors cadre assurément. “Un des disques de l’année, déjà” “
– Les Inrockupibles
 
“Moins enjouées que celles de leurs concitoyens aquitains (Pendentif, Bengale), ces chansons laissent échapper une mélancolie diffuse le long de morceaux à tiroirs où le midtempo enchanteur fait place au décrochage, à la pause (Permanent Vacation, She’s Got A Crush On You). À l’instar de Ballad Of Joseph Merrick (chanson-titre d’un premier EP paru en 2010), Alba Lua déploie plusieurs morceaux en un, joue avec les humeurs et les couleurs. Chants aériens et arabesques de guitares lumineuses sont soutenus par une section rythmique solide, et l’ensemble se voit sublimé par une production ample signée Joakim. Enfin, Alba Lua se joue de sa fascination pour un Far West rêvé par quelques trouvailles (le train sifflant au loin de My Roots Were Just Fading, le galop équestre de Nobody’s Child). Fruit d’heures passées à rêver sur la plage, ces saisons intérieures ont de faux airs d’endless summer.”
– Magicrpm 

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 La lecture de disque de Flore Avet:

Nous avions roulé toute la journée. Deux parcelles à peu près tenables sur le volant, le reste, le plastique sous le soleil de l’Italie brûlait ardemment. Jusqu’à Gêne la route avait été difficile de trop d’évidence. Ce paysage ressemblait à chez nous. Il dirait même plus tard que la toscane l’avait déçu. A Gêne il était 18h30. Le grand ruban d’autoroute survolait la ville, nous la contournions par le flanc de montagne gauche. Nous, en dessous la ville, follement ocre, et puis la mer. De ce point de vue, la cité ressemblait à Petra, ensablée et mystique. Nous entrions dans l’Italie sorcière. Quelques heures encore, sur des chemins de plus en plus fins, de plus en plus pierreux. Longer la côte sauvage. Seules quelques loupiotes au fronton de quelques habitations pour baliser la route. J’allais retourner ce soir, sans amour et bardée comme pour une expédition arctique devant la panthère des neiges. Nous allions essayer de lui faire faire des petits.