Disque

Arch Woodmann

Life Forms Found on a Life Boat

Initialement prévu pour être un album, Life Forms Found on a Life Boat a été conçu entre Paris, Bordeaux et la Bretagne. A la fois enregistré dans différents appartements et maisons avec les moyens du bord, sans chercher à éluder bruits environnants, maladresses et dissonances ; et en studio (Audiotape, Paris) cet EP renoue avec le côté brut des premiers enregistrements du groupe tout en explorant une écriture plus spontanée, des textures plus synthétiques ; en intégrant aussi la trompette comme instrument à part entière.

Toujours pétri d’infuences post-punk, post-rock (Fugazi, Do Make Say Tink, Women) et pop (Bill Callahan, Chad VanGaalen, Lake) Life Forms Found on a Life Boat annonce de nouvelles directions pour une formation toujours en mutation et en mouvement.

Un album, actuellement en préparation et à paraître fin 2012-début 2013 s’inscrira dans la continuité de cet Ep. Rejoint par le trompettiste Mathieu Hauquier (Petit Fantôme, Botibol) et le guitariste Benoît Guivarch (Carp, Landscape, Overhead, Grand Luxe) Arch Woodmann prendra la route à compter d’avril pour présenter sur scène les titres de l’Ep, des deux précédents albums, et de l’album à venir.

 

La Lecture de Disque, de Flore Avet

« Au départ, la traversée devait être une formalité.
Nous devions embarquer à telle heure, s’assoupir un peu une fois sortis des bras de la côte et plongés dans les remous moelleux de la mer baltique. Une heure tout au plus avec l’odeur familière et passée de ton parfum sur mon écharpe, l’âcreté des fruits secs que je ne mange jamais. Nous devions arriver tranquillement, faire une sorte de pause dans l’espace temps.
Bien sur je me suis assoupi, j’avais un peu froid et j’étais inconfortable. Les yeux fermés je sentais comme un vertige impossible dans mon ventre, tout devenait plus fort, mais impossible, impossible d’être éveillé, clairement ouvert aux évènements assimilés, juste attendre.
La traversée était très forte, l’odeur verte de la mer, des coquillages malmenés. L’odeur mousseuse du ciel, toutes ces choses emmêlées, tes pommettes fraîches battues par tes mèches.
Déjà les bras du continent étaient derrière moi, et le ciel étincelait. Je me sentais tout seul dans l’océan, avec mille images dedans, et je ne me trompais pas. J’étais tout seul entre toi et les images. »