Disque

COVER FDD second of joy HD

Second of Joy

La Lecture de Disque , par Flore Avet

D’une promenade dans les rêves, on ramène des fagots de gestes brusques, de figures animales,  un temps si éloigné, où tout à coup il faisait très chaud, le soleil battait si fort. Des filles aux ailes sombres et touffues qui hululent.

Du fin fond des forêts on ramène des créatures étranges et probablement vénéneuses, des coins de végétation aux noms de vaisseaux spatiaux ; des odeurs poivrées, des petits grizzlis au fond du ventre, de l’inquiétude, de la profondeur.

Dans les interstices entre le rêve et la forêt se font jour et se mêlent sous les yeux des fourrures vives, des peaux luisantes de reptiles à toute allure, des folies de carapaces cuivrées, des intérieurs veloutés d’herbes hautes. 
Le chant au milieu de toutes ces folies naturelles est fauve et glissant. 
Surgissent dans les hauteurs du paysage du rêve des volatiles, des éloquents plumages enfumés.

Des contrées brumeuses on rapporte des prières, de l’impatience ou des petite soucis râpeux c’est selon. 
De la nature que l’on agite autour de soi se distille de la fumée, de la condensation qui font du paysage le plus doux des combats, le plus instable des rêves, c’est selon.

Fiodor Dream Dog ou la marque chaude de la vie qui s’agite, contenue sous les secousses des grands mouvements du monde. Dans un rêve chaud, dans la vapeur du monde qui scintille, une incantation fendue, portée les mains jointes, glacées. Ce chant glacé et fumé, chevillé et souple.

Dans les hauts paysages irréels, entre les densités de brume éparse, les blocs d’obscurité, se faufilent d’intenses sensations du monde, qui glissent et se soustraient au regard, si bien que le rêve, la foret, le jour que parcourt Fiodor Dream Dog mute, se meus, étrange, sans accroc, sans peine, sans disparitions.