Disque

Video Love - Mon ange - cover

Mon ange

L’album du duo Video Love mêle pop song et matières sonores mutantes, empruntant à l’ambiance obscure des films de genre. On y côtoie des nappes sonores électroniques puissantes, des mélodies légères emprunt d’une certaine mélancolie et des rythmiques mélangeant sons concrets et électroniques minutieusement programmés. Cet album, à la facture très personnelle, est le résultat d’un long échange entre la musicienne Elmapi et le vampler Matterlink.

La Lecture de Disque, par Flore Avet

En se nommant Video Love on peut se permettre tout les excès, toutes les coupures. Les mouvements secs des machines et la sensualité, la moiteur des nuages de vapeur chaude du fonctionnement faisant luire les contours des machines.

Video Love, deux cœurs électrisés suspendus, tendus, sifflants comme s’ils étaient effleurés, deux pièces de cristal mouillées et caressées en tremblant.
Deux petits corps qui se mêlent, l’un noueux,  de courtes saccades sèches et acides, l’autre, une sirène au regard caressant, qui dodeline de la tête, qui ondule sous les cœurs suspendus, leur foutoir monocorde. Leur toumtoum exulté, brillant, sorti, déposé à l’extérieur des sombres corps.

Raides et luisants, le cœur absent des corps électriques. A la place un creux sur la poitrine. Une sensation de grêle chaude. Un corps agité percé d’émois sauvages. Un corps qui laisserait passer le vent des saccades.

Sous cet abri de cœurs luisants, au chaud dans une forêt sombre et tendre éclate le verbe, des douceurs mélancoliques et lasses. Au chaud dans un abri fragile, de cœurs piqués et tendus se déploie l’intranquilité émerveillée.

La fêlure des corps énergiques sur lesquelles se déploient des images de nageurs, de rêveurs, Les cœurs éclatés, ouverts comme des fleurs au cœur desquels, fragile comme la sensation d’un nouveau jour, pique et fuse des sons, des déploiements d’aile et de chaire bruts et synthétiques.

Dans Video Love tu sembles marcher dans une grotte pleine et moelleuse. Tout à coup inquiétante, d’ombres projetées et de jets de claviers certains, directs et dépouillés, un étau, deux corps serrés en une danse aquatique, dans laquelle se débattrait lentement une sirène, ondulant entre les courants affolés. 
Une sirène au cœur  d’acier.

Video Love

Le bruit des machines