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Apéro MAGIC.rpm. + MALVINA en showcase @ BALADES SONORES
Une soirée en DEUX temps:
APERO AVEC MAGIC.rpm ET SHOWCASE de MALVINA (pop noire)
APERO MAGIC.RPM dès 19h
La pop des années 1990 méritait une anthologie, Magic va la faire avec vous.
L’anthologie définitive des années 1990 en quatre revues à déguster et à conserver.
Il y a ceux que tout le monde a écoutés et qu’on écoute encore. Nirvana. Björk. Daft Punk. Radiohead. PJ Harvey. Portishead…
Il y a ceux que trop peu de monde a écoutés et que nous chérissons comme nos trésors cachés. Alpha. Slint. Arab Strap. Tortoise. Bonny Prince Billy. Death in Vegas…
Il y a bien sûr des gloires nationales. Dominique A. Bashung. Diabologum. Miossec. Katerine…
Et des dizaines, dizaines d’autres, d’Elliott Smith à Stereolab, de Massive Attack à Broadcast, de Mazzy Star à Palace, de The Auteurs aux La’s.
Monumentales années 1990
Magic, Revue pop moderne défriche pour vous, toutes les semaines, l’actualité de la pop la plus excitante, avec une approche résolument moderne. Mais on sait que l’évocation de ces noms issus des années 1990 suscite, chez beaucoup d’entre vous, une lueur dans les yeux, une excitation, un je-ne-sais-quoi d’émotion brute qui renvoie à un imaginaire très fort. Cette émotion nous envahit quand débute le riff de Come as you are ou que résonne la grosse caisse en ouverture d’Unfinished Sympathy. Elle raconte quelque chose.
Que vous ayez connu les années 1990 (et vous êtes nombreuses et nombreux dans ce cas à nous lire) ou que vous soyez nés pendant ou après ces années cultes (vous êtes… tout aussi nombreuses et nombreux), nous savons tous que l’activité musicale de la dernière décennie du XXe siècle a été monumentale.
Magic, né en 1995 comme excroissance du fanzine Magic Mushroom apparu en 1990, s’apprête à leur rendre hommage avec un projet exceptionnel que nous vous proposons de financer aujourd’hui : quatre hors-séries définitifs, tout entiers consacrés aux années 1990, dans toute leur ampleur historique.
Pour des raisons sur lesquelles nous allons revenir, nous considérons que les années 1990 ont commencé en 1988 avec l’explosion simultanée de tous les undergrounds (indie, house, hip-hop) et se sont achevées en 2001 avec Is this it The Strokes et Discovery de Daft Punk.
L’anthologie définitive de la pop des 90’s
Précisément, que vous proposons-nous ?
• 4 beaux magazines hors-séries…
Ils seront livrés à trois mois d’écart, pour explorer en détail le son des années 1990. Cela nous amènera jusqu’au printemps 2025, pour le trentième anniversaire de notre magazine.
Ces 4 hors-séries seront livrés au format mook, 16 x 22,5 centimètres, que nos abonnés connaissent bien désormais, un produit de prestige en quadrichromie à lire et à conserver.
• Guides d’écoute indispensables pour faire le tour d’une épooque inoubliable…
Au programme : des récits, des entretiens, des chroniques, une anthologie et quelques surprises (voir plus bas) pour saisir la singularité de ces années.
Nous parlerons autant des disques cultes sur lesquels un dernier retour est possible, que des trésors cachés qu’il est encore temps de découvrir.
• Un glossaire de tous les groupes cultes
Dans chacun de ces magazines, un véritable petit dictionnaire sera inséré. Il recensera et résumera l’apport de tous les groupes cités un jour dans Magic ou Magic Mushroom pour leur actualité dans la période.
Ces hors-séries seront proposés en version Deluxe pour les collectionneurs (comme les grands disques !), limitée à 210 exemplaires.
Vous pourrez aussi vous procurer, en bonus, un dépliant de 16 pages, sur le modèle de notre hebdo, comprenant un poster central représentant les courants et les groupes des années 1990 à la façon du célèbre Tree of Jazz, ainsi que les 150 meilleurs albums des années 1990 selon Magic dans un seul et même document (la liste sera fragmentée entre les quatre numéros) et qu’un fac-similé de quelques pages du tout premier Magic Mushroom.
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« Tadaam. On l’a révélée hier soir aux premiers contributeurs. On vous la partage aujourd’hui : la première couv de notre série anthologique sur les années 1990. Campagne en cours de préfinancement du @kisskissbankbank. Plutôt qu’un classique agencement de pochettes cultes, notre DA a puisé en elles des fragments, des extraits, pour en faire des stickers typiques de l’époque. On partage on partage ! » MagicRPM sur Insta
SHOWCASE dès 20h
Malvina jongle avec ses thèmes de manière jubilatoire, insufflant un humour mordant et un second degré qui se mêlent subtilement à ses déclarations percutantes. Ainsi, tout en abordant des sujets sérieux, l’album ne tombe jamais dans le mélodrame, choisissant de conserver un ton léger et décalé. Le voyage tient sa promesse.
À l’image du premier single ‘Brat’, nous ouvrant les portes de ce club, introspectif et physique, musclé (on s’en prend plein la gueule) : Malvina, propriétaire des lieux, hôtesse et maîtresse à bord nous mène en bateau, tantôt chantant telle une petite fille, tantôt scandant des punchlines à la façon d’une vamp gothique dominatrice, parfois si froide qu’elle paraît issue d’une intelligence artificielle, sans corps, mais au-delà –. Dans un jeu de miroir saisissant, la question se pose, qui d’elle ou de ces hommes, utilisant les femmes comme des objets, sont les véritables brats ? qui manipule qui ?
Malvina, femme fatale et gâtée à raison est douée : virtuose.
Cheffe, Malvina nous conduit où elle veut à bord de Mercedes, projection d’elle-même, à l’instar du morceau éponyme, à la fois carte de visite et plus universellement, ode à l’émancipation.
Son chant, hanté et/ou solaire, vise toujours juste. Les suck my dick côtoient les minauderies les plus mainstreams et nos têtes headbang toujours dans cette exploration radicale, autant musicalement qu’idéologiquement. Les ascensions électroniques fusionnent avec des sons de guitares déchaînées, comme dans le titre Click Click. Quand des morceaux comme Forever ou Sorry not Sorry cristallisent la rencontre entre la pop la plus assumée et des arrangements d’une finesse rare.
Mercedes est un objet punk, une machine de guerre hybride et pop, à la liberté si décomplexée que tout auditeur franchissant les murs du son de ce vaisseau surpuissant métallisé se verrait projeter dans un monde halluciné.
Un monde – faisant passer tout un chacun pour prude – sans compromis, déjanté, fou, c’est-à-dire exactement le contraire une fois qu’on passe de l’autre côté de ce manège aussi naïf que complexe : dans les affirmations contemporaines d’une jeune femme, questionnant la toxicité des rapports homme / femme, mais également au plus près de la psyché humaine, dans la roue de la vie, ses névroses, obsessions et contradictions.
Projet féministe par essence, mais ne voulant se revendiquer comme telle, préférant brandir le fun et la liberté comme étendard anti-étiquette aux accents « rien à battre », ici, rien n’est manichéen, tout est gratuit, l’immonde se pare de beau et la vulgarité flirt avec le lyrisme, jouant du malaise et de la jouissance. Malvina se plaît à nous perdre dans ses rouages infernaux par un tour de force où tout se renverse, mais où le monde tourne enfin à l’endroit. Défiant les conventions, chacune des chansons est une traversée dans l’univers sonore intense et multidimensionnel de MALVINA. Manifeste d’affirmation de soi et de toute puissance, par le spectre d’une sexualité sans jugement, l’album MERCEDES invite l’auditeur à suivre ses propres aspirations, dans une recherche frénétique de plénitude et d’équilibre.
Sur la cover, l’artiste, libérée de son patronyme, se présente, virginale et spectrale, le visage dissimulé par un mouchoir blanc brodé de rameaux de fleurs et de l’inscription Mercedes, prénom de son arrière-arrière-grand-mère maternelle. Ce linge transmis de génération en génération porte en lui un secret, une victoire personnelle : l’étendard d’une libération, une affirmation de soi ; l’axe de gravité à partir duquel ce dernier album s’est déployé. L’accomplissement s’avère autant intime qu’artistique : le titre de son dernier projet figure désormais comme deuxième prénom sur sa carte d’identité. Malvina Mercedes Meinier, née le même jour que Beethoven, fait office d’exception dans l’industrie musicale : pianiste, compositrice, arrangeuse, productrice, chanteuse et pole dancer, domina et cheffe d’orchestre, adepte du bdsm et du solfège. Baptisée protestante, elle découvre l’orgue au temple fréquenté en famille, à six ans, elle commence le piano. À neuf ans, elle ambitionne d’écrire pour orchestre – rêve qu’elle réalisera puisque l’artiste Pomme fait appel à ses qualités d’arrangeuse pour adapter son album Consolation –. Jeune adulte, Malvina étudie l’écriture, l’analyse, l’orchestration et l’érudition musicale au Conservatoire de Saint-Maur. À dix-neuf ans, elle écrit son premier album : l’ambient et introspectif The Wise One (2012), – tout en piano, aux influences chopinesques, voix, violoncelle, vibraphone, thérémine et orgue, dont la présence ornera toujours ses compositions. Elle remporte le prix de la musique originale au Festival National du Film à Tanger avec la bande originale du film Les Chevaux de Dieu (2013) de Nabil Ayouch et sort son deuxième album, Home (2015), à la ligne plus électronique et minimale, suivis des EPs Anima (2019) dont la production digitale se mêle aux voix autotunées et Corpus (2020), qui explore un classique expérimental fait de bruits in utero et de musique acoustique. Son prénom évoque une dualité intéressante. D’une part, il porte un message phonétique fort, composé de mâle, mal et de vina, étymologiquement lié au latin vindex qui signifie vengeance ou revendication. D’autre part, il a été créé par un poète écossais à l’aide de deux mots gaéliques : maol et wyn, qui signifient Front Pur.
Dualité exprimée de manière saisissante dans le troisième album, intitulé MERCEDES, de Malvina Meinier, alias MALVINA.
MALVINA se met au monde elle-même – elle aurait lu environ trois fois Les Métamorphoses d’Ovide, et a une révélation après avoir joué une improvisation techno dans un club bdsm : découvrant un lieu de liberté, safe space où le monde tourne enfin à l’endroit. La gestation de MERCEDES se fait dans cet élan libre et décomplexé – alors qu’elle co-réalise en parallèle le prochain album de Jehnny Beth, Stranger, qu’elle accompagne sur scène au clavier et aux chœurs pour une tournée internationale – MALVINA transmute ses démons ; ce dernier disque faisant figure d’exutoire sur sa relation aux hommes. Elle s’initie à la pôle dance, prend conscience de son corps et de ses muscles. Ne s’interdit rien artistiquement ; l’interdit lui ouvre des voies. L’album MERCEDES est un condensé de ses guilty pleasures : mélange de pop, électro, punk rock, métal, techno et hyperpop. Réalisé avec la complicité de Joachim Baumerder, l’album s’ouvre sur l’énorme partie de plaisir qu’est For the fun of it et s’achève par un cri, ultime coup de fouet, à la fin du morceau Stacy, Bree, Dixie, Mel, Honesty & Rita – déambulation que l’on suit, happé.e tel un voyeur.euse dans une maison close. Tourbillon de joie, montée orgasmique : la déflagration d’un apaisement jaillit de l’ensemble de l’opus. MALVINA est devenue qui elle devait être : forte et affranchie, la rage extériorisée, les blessures cicatrisées. La richesse de son personnage et la multiplicité de son style, de la balade pop au métal le plus extrême, font d’elle une héroïne baroque ultra contemporaine. Sa voix oscille entre celle d’une petite fille espiègle et celle d’une conscience supérieure, à l’élégance froide, menant la danse dans un ballet où l’homme devient objet.
