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Chris Cohen en showcase @ Balades Sonores
crédit photo Kate Garner
Avant sa date à l’OLYMPIC CAFÉ le dimanche 24 novembre, retrouver CHRIS COHEN en showcase acoustique solo chez Balades Sonores le vendredi 22 novembre !
Chris Cohen a toujours été un enfant discret. En fait, cette introversion est l’une des raisons pour lesquelles il a commencé à jouer de la musique dès son plus jeune âge – pour communiquer sans parler, pour s’identifier aux autres sans la représentation directe des mots. Cela a également fonctionné avec son formidable passage au sein du groupe Deerhoof et son propre groupe d’art-rock captivant The Curtains, avant la production et des sessions pour des artistes tels que Weyes Blood, Kurt Vile, Le Ren et Marina Allen. Quelque part sur ce long chemin, Chris Cohen a commencé à écrire des textes. Il a découvert que, même si cela ne venait pas naturellement, le processus offrait un nouveau sens de la découverte de soi et de la prise de conscience, un moyen de se voir et de voir le monde sous des angles inattendus. Les trois albums de pop compliquée et désinvolte qu’il a réalisés au cours de la dernière décennie témoignent de ces épiphanies : gérer les conflits familiaux, naviguer dans l’âge et comprendre les malheurs de la société.Mais Chris Cohen n’a jamais chanté de manière aussi directe que sur ‘Paint a Room’, son premier album en cinq ans et premier pour Hardly Art. Si les significations de Cohen se cachaient auparavant dans les couches musicales imbriquées qu’il construisait seul, elles sont fraîchement claires et résonnantes, animées et appuyées pour la première fois par un groupe jouant en temps réel. Il y a le miasme sans fin sur la violence d’Etat dans « Damage », l’épuisement existentiel de la modernité sur « Laughing » : c’est Chris Cohen qui communique avec ses amis non seulement à travers sa profonde compréhension du groove, de l’harmonie et de l’accroche, mais aussi avec ses auditeurs à travers des chansons qui chantent notre petite époque difficile.Dans le passé, Chris Cohen a enregistré des disques dans des périodes d’isolement, des phases où, comme il le dit lui-même, il « essayait de réduire [son] univers ». Il jouait d’une douzaine d’instruments jusqu’à ce qu’il tombe sur quelque chose d’intéressant, puis construisait lentement de tous les côtés à partir de cette idée. La méthode était solitaire et progressive, un acte d’accumulation et de suppression.
Chris Cohen joue en concert avec le bassiste Davin Givhan, le batteur Josh da Costa et le claviériste Jay Israelson depuis une bonne dizaine d’années. Cette fois-ci, il a crée des démos dans un garage poussiéreux de la banlieue d’Altadena en Californie et a tenté quelque chose de nouveau : il a emmené les chansons en tournée avec cette équipe, leur cédant un total contrôle sur leurs parties à jouer. Et lorsqu’ils sont rentrés chez eux, ils ont commencé à enregistrer en tant que groupe.Chris Cohen a fait appel à quelques amis pour l’aider : le multi-instrumentiste et compositeur Jeff Parker contribuant à l’arrangement des cuivres sur « Damage » et le collaborateur de Parker, Josh Johnson (qui a produit l’album de Meshell Ndegeocello, ‘The Omnichord Real Book’, récompensé par un Grammy Award), fournissant des arrangements de flûte, de saxo et de clarinette tout au long de l’album. C’était un peu comme produire les disques de quelqu’un d’autre, Cohen ayant la possibilité de prendre du recul et d’évaluer les contributions des autres à ses propres chansons plutôt que d’examiner minutieusement chaque petit morceau qu’il faisait lui-même. C’est une ambition de longue date qui s’est réalisée, une autre façon d’entrer en relation avec les autres ouvertement par le biais du son.Chris Cohen n’a jamais eu l’air aussi sûr de lui sur un album solo, planant au-dessus ou s’enfonçant dans ce groupe qui se targue d’un sens préternaturel de la sensation. Sur « Damage », alors qu’il s’interroge sur la façon dont nous exerçons notre pouvoir sur les personnes qui en ont moins dans la plupart des domaines de la vie, sa voix s’élève au-dessus des cuivres de Johnson, comme s’il cherchait une issue. « Sunever » a été écrite pour un enfant transgenre, tout en considérant la violence que les catégories strictes peuvent créer. Cette chanson nous rappelle que nous sommes « always in between », que les transitions font partie de la vie. Il chante doucement son vœu : « You’re gonna find a way ».
Chris Cohen est tendre et vulnérable dans le rôle principal, sa voix se fissure avec émotion alors que la chanson avance vers un avenir meilleur. Écrite en découpant et en collant des phrases du formulaire de chômage qu’il a rempli au début de la pandémie, l’amusante « Physical Address » s’interroge sur ce que nous voulons tous dans la vie, comment nous nous détachons du passé dans le présent. Sur ‘Paint a Room’, la musique de Cohen ressemble à une chaude brise de printemps, facile à aimer et douce à ressentir. Mais elle porte souvent quelque chose de lourd, comme si elle soufflait d’un nuage d’orage invisible.Enfant, Chris Cohen avait un autre hobby : la méditation transcendantale, une pratique que ses parents lui ont enseigné à l’âge de six ans. Cette pratique fait toujours partie de sa vie, elle lui permet d’observer ses processus de pensée, ses habitudes et sa relation au reste du monde. Faire de la musique – et, en fait, écrire des paroles – fonctionne de la même manière pour Cohen, car il est capable de comprendre et d’articuler des notions qui ne seraient pas si faciles à exprimer avec l’absolutisme des mots. ‘Paint a Room’ s’inscrit dans la réalité et en évoque une autre, où les promenades nocturnes et les carillons du voisin offrent des échappées infinies à l’imagination, un espace où l’esprit peut vagabonder. Sublime et ensoleillée, cette collection de 10 chansons réfléchit à de nouvelles directions rêveuses à partir d’anciennes situations difficiles, en énonçant clairement le problème et cherchant une nouvelle voie.
« Disque d’or. » – Libération
« Disque riche en surprises. […] Brillant. » – Le Monde
« Le songwriter solitaire s’aventure sur des chemins de traverse. Il élabore, avec ses musiciens, une pop lumineuse et audacieuse habitée d’échos ténébreux. » – Télérama 3T
« Le subtil songwriter nous fait visiter son lieu à lui sur “Paint a Room”, où il dévoile ses dernières compositions intimes et acérées. » – Les Inrocks
« Chris Cohen est un trésor, sa musique nous change, pour le meilleur. » – Magic
« Addictif » – Rock&Folk ****
« ‘Paint A Room’, album méditatif et radieux, explore avec douceur et empathie les notions de résilience et de transformations. » – Trois Couleurs
« Une seule écoute de ce petit bijou à la magnifique pochette vient confirmer que le bonhomme tutoie toujours les sommets ! » – Addict Culture
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