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showcase: ANDREA MARCHESINO @ Balades Sonores
Andrea Marchesino, né en 1995, guitariste classique par formation, jazzman
par inclination. Il obtient son diplôme en guitare classique à l’âge de 22 ans,
après avoir déjà accumulé une longue série de concerts à travers l’Europe. Il
passe un an dans l’archipel des Canaries, où il se laisse emporter par deux
projets : yQué Duet, un duo de compositions originales utilisant guitare, loop
station et saxophone, et Uma De Quebra, une sorte de « Big Batucada Band »
dont Andrea est arrangeur et directeur musical. En 2019, il collabore avec l’un
des musiciens italiens les plus excentriques, Daniele Sepe, qui l’invite à
participer à plusieurs concerts de son dernier album The Cat With the Hat
(aux côtés de Roy Paci et Hamid Drake), ainsi qu’aux enregistrements de
l’album Le Nuove Avventure di Capitan Capitone.
En 2020, Andrea enregistre un album pendant le premier confinement,
intitulé « Quaranta », un mélange de jazz et de musiques du monde,
réunissant plus de trente musiciens venus des quatre coins du monde. Depuis
quatre ans, Andrea travaille activement comme arrangeur pour son label
discographique « Controra Records », affilié à l’association « MID SIDE aps ». Il a
contribué à de nombreuses productions musicales en tant que musicien et
arrangeur. Actuellement, il est en tournée avec le nouvel album de Marta
dell’Anno (dont il est le producteur et arrangeur), avec l’ensemble
Guappecartò, et avec le nouveau projet de Matteo Nocera : NGASA NGASA, un
groove méditerranéen entre Marseille et Naples. Andrea Marchesino a joué
avec : Daniele Sepe, Roy Paci, Hamid Drake, Hattie Webb, Danilo Gallo,
Bernardo Guerra, Simona Boo, Marta dell’Anno, Lavinia Mancusi, Kim Yeore,
RioSacro, Giovanni Mastrangelo, et bien d’autres encore.
Le premier morceau que j’ai appris à jouer à 10 ans était un blues
« écrit » par mon père. Le second, un blues de Jorma Kaukonen, joué par
ma mère. Le blues a toujours été mon moteur d’inspiration, que ce soit
dans ma quête artistique ou dans ma recherche de sens dans la vie. J’ai
commencé à étudier la guitare classique au conservatoire en mettant
immédiatement les choses au clair avec mon professeur : à la fin de
mon parcours en guitare classique, je ne jouerais que du blues.
Entre-temps, les années passaient, et je me perdais dans mille autres
sonorités croisées en chemin. Le blues est resté en retrait pendant des
années, jusqu’à ce que l’année dernière, j’aie la chance de croiser une
vieille guitare Carmelo Catania de 1952 à Paris. Je l’ai achetée pour dix
euros et, une fois réaccordée, elle m’a ramené à la poursuite du blues.
Des mois plus tard, en août, lors d’une des fêtes de musique traditionnelle
que je fréquente depuis des années à Monte Sant’Angelo, je restais fasciné
par l’harmonica joué par l’un des musiciens du village. Peu de temps après,
Marta allait monter sur scène pour clôturer la soirée. Mais juste avant de
s’éloigner de moi, elle me regarde et me dit : « C’est vraiment du blues. »
Déclencheur. Tout revient.
Gargano Blues est le fruit de 30 ans de vie à poursuivre la musique, en
essayant de raconter des histoires. Les histoires de cet album sont celles
que j’ai vécues dans le Gargano depuis mon enfance jusqu’à aujourd’hui :
des histoires de vacances, d’amours, de journées de pêche, de chaleur
infernale apaisée par des morceaux de caciocavallo et des Peroni glacées.
Je crois encore en un Gargano qui reste sauvage, à l’écart des phénomènes
de touristification de masse qui en dénaturent l’essence. Le Gargano, c’est
de la poussière, des forêts, du silex, et tout ce qu’il y a de plus blues qu’on
puisse imaginer.