Artiste: Abdullah Miniawy, Simo Cell

Dying Is the Internet

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UGS : bs-533409 Catégories : , Marque : ,

Date de disponibilité (sous réserve) : 31 mars 2026

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Description

Dans une réflexion incisive et d’une inventivité féroce sur la nature de la culture club et la fatigue numérique, Simo Cell et Abdullah Miniawy s’associent à nouveau pour livrer leur nouvel album, *Dying is the internet*, dans le cadre de la série UFO de Dekmantel.

Le producteur français Simo Cell s’est frayé un chemin singulier depuis ses débuts influencés par le dubstep pour devenir une figure de proue de la musique club contemporaine alternative, mêlant rythmes audacieux et production flamboyante à la recherche d’une fraîcheur perpétuelle pour les dancefloors. Le chanteur, poète, producteur et compositeur égyptien Abdullah Miniawy s’est imposé comme une figure tout aussi incontournable au cours des dix dernières années, chevauchant le monde des arts et s’imposant par son lyrisme arabe perçant, tout en conservant un esprit éternellement curieux qui le conduit vers une musique expérimentale et ouverte, allant de l’abstrait au propulsif.

Dans la lignée de leur EP de 2020 pour BFDM, *Kill Me Or Negotiate*, Miniawy décrit leur nouvel album, d’une grande précision, comme « une prophétie ludique sur les déclencheurs d’une nouvelle révolution mondiale ». Cell considère le titre, *Dying is the internet*, comme un mantra sur « la façon dont Internet a perdu son âme », devenant « moins un lieu de partage d’idées et davantage un moyen de survivre dans un écosystème commercial numérique ». S’opposant délibérément à la durée d’attention de deux minutes, prête à être filmée, de l’internaute moyen (c’est-à-dire tout le monde), le duo s’est donné pour mission de créer un album qui prend le temps de révéler des idées et des expressions nuancées. Plutôt qu’un désespoir monotone face au malaise moderne, Cell et Miniawy offrent un rappel philosophique que ce moment présent de l’expérience humaine est une phase temporaire, aussi accablante qu’elle puisse paraître.

Sur Dying is the internet, Miniawy expérimente l’auto-tune tout au long de l’album, tandis que Cell a perfectionné son art de la conception vocale et son instinct de composition, se rapprochant de structures musicales pleinement abouties sans perdre l’esprit « club » fondamental de chaque morceau. Le résultat est une musique dance cohérente, extrêmement originale et puissante, qui multiplie les accroches à tout va, de la trompette laconique de Miniawy qui domine les morceaux aux rythmes traînants « Reels in 360 » et « Travelling In BCC » aux claquements de mains persistants qui donnent vie à « Living Emojis ». La poésie de Miniawy explore la puissance des phrases insistantes et répétées, s’éloignant ainsi de sa forme structurelle habituelle.

Le puissant Kenyan Lord Spikeheart apporte une touche de mordant supplémentaire au morceau d’ouverture dépouillé et envoûtant « I See The Stadium », mais pour le reste, *Dying is the Internet* est purement l’œuvre de Miniawy et Cell, qui déploient tout leur talent sur un terrain inexploré. Le résultat est électrisant, lié par une économie sonore cohérente qui s’enfonce dans un voile de minimalisme aux basses puissantes, masquant à peine la maîtrise studio incroyablement détaillée de Cell. Même la fioriture sans rythme de « Tear Chime », produite par Miniawy, est chargée de physicalité — une déferlante sensorielle au milieu de l’album, encadrée par certaines des musiques de club les plus singulières de ces dernières années.

Simo Cell et Abdullah Miniawy ont déjà fait leurs preuves en tant qu’innovateurs intrépides dans différents domaines. La force de leur partenariat réside dans leur capacité à se laisser mutuellement de l’espace tout en laissant leurs identités sonores distinctives s’exprimer haut et fort. Dying is the internet possède l’immédiateté et la physicalité nécessaires pour s’imposer sur un système de sonorisation, mais ses subtilités sont conçues pour être redécouvertes et contemplées, dévoilant des dimensions cachées à mesure que l’on s’y plonge.