Description
Il y a quelques années, une idée a germé lors de ma lecture de La Montagne Magique de Thomas Mann. Une idée non pas née du récit lui-même, mais des traces et de l’aura qu’il évoque. C’était cela que je recherchais : un voyage sonore et auratique à travers les souvenirs d’un lieu perdu dans les hauteurs des montagnes suisses. Un siècle après les événements décrits dans le livre, nous nous sommes rendus sur les lieux mêmes de l’histoire, tentant de capter les sons qui auraient pu résonner à l’époque, et les fantômes qui erraient peut-être encore. Zauberberg repose sur ces captations, sur des enregistrements de la musique jouée par Hans Castorp (le personnage principal du roman), sur des instruments acoustiques et électroniques, ainsi que sur un traitement numérique. Il en résulte une conception unique du temps et de la durée, une exploration de ce qui demeure et de ce qui est perdu, une méditation sur la dissolution et la persistance de l’aura qui imprègne toute chose. — Kassel Jaeger, Nov. 19, 2015