Description
Altin Gün, le quintette turc de psych-groove nommé aux Grammy Awards et originaire d’Amsterdam, revient avec son sixième album studio, Garip, leur sortie la plus ambitieuse à ce jour, et un hommage sincère au légendaire barde folklorique turc Neset Ertas. Neset Ertas (1938-2012) était une figure emblématique de la musique anatolienne ; chanteur, parolier et virtuose du baglama, il a su perpétuer l’esprit de la tradition folklorique ashik jusqu’à l’ère moderne. L’album Garip (« Étrange » en français) présente dix de ses compositions, chacune réinterprétée et enrichie par le regard unique d’Altin Gün. Groupe électrisant sur scène, à renommée internationale, Altin Gün repousse les limites de son art sur Garip, mêlant de somptueux arrangements de cordes, des envolées de saxophone, des pistes de synthé scintillantes et une énergie rock’n’roll incisive et percutante. Depuis leur arrivée fracassante sur la scène musicale en 2018 avec leur premier album, On, le groupe est à l’avant-garde du renouveau du XXIe siècle des grooves psychédéliques d’influence turque. Dès leurs débuts, ils ont proposé un son riche en wah-wah et en orgue, capturant sans effort l’esprit des maîtres du psych-funk anatolien des années 70 tels que Baris Manço et Erkin Koray. Avec l’album Yol (2021), ils ont approfondi et élargi leur palette sonore, intégrant synthétiseurs et boîtes à rythmes pour une ambiance dream-pop plus influencée par les années 80. Avec leur sixième album, Garip, ils mettent désormais ce lien avec le folk au premier plan, présentant une collection de chansons écrites à l’origine par la légende du folk turc Neset Ertas. Pour Erdinç Eçevit, chanteur, claviériste et joueur de baglama du groupe Altin Gün, interpréter un recueil de mélodies d’Ertas est l’occasion de renouer avec ses racines. Eçevit s’est pleinement imprégné des textes d’Ertas, des messages du cœur qui sont, dit-il, « des histoires sur ce qu’il vit. La musique traditionnelle turque est le blues du peuple turc. » Les cordes sont présentes sur plusieurs titres, puisant leurs influences dans la musique populaire égyptienne, les bandes originales de Bollywood et l’arabesque turque. Les fans des précédents albums d’Altin Gün y trouveront également leur compte. L’influence anatolienne est toujours bien présente, et pas seulement dans la voix poignante d’Eçevit. Les figures précises du baglama d’Eçevit imprègnent l’album, établissant un lien direct avec ses premières influences, notamment sur des titres comme le vaporeux “Nigde Baglari”, avec son rythme folk décalé et son ambiance caverneuse évoquant les steppes anatoliennes s’étendant à perte de vue. « C’est notre album le plus éclectique », explique Verhulst. « Il y a un peu de tout. Les morceaux sont plus difficiles à catégoriser. Nous voulions faire quelque chose de différent de ce que nous avions fait auparavant. Moins direct, moins pop, moins ouvertement psychédélique. Plus introspectif ». Garip, c’est le son d’un groupe en constante évolution. Une formation musicale mature qui n’a plus rien à prouver. Un groupe qui prend un plaisir fou à jouer.