Description
Enveloppés de mystère et travaillant discrètement en marge de la composition moderne, les énigmatiques Anichy & Lyemn annoncent la sortie de leur dernier album sur le prestigieux label suisse Fabrique d’Instruments, une nouvelle maison de disques qui promeut des sons radicaux et visionnaires.
Cette œuvre profondément émouvante se déploie comme une méditation sur l’impermanence, la mémoire et le lent déroulement du temps. À travers ses mouvements prolongés, ils créent un univers sonore à la fois symphonique et intimiste, faisant écho à la résonance douloureuse de The Disintegration Loops de William Basinski, à la dérive spectrale de The Caretaker et au calme lumineux de Gavin Bryars.
Les cordes soupirent, les sons lointains se dissolvent et les mélodies usées par le temps reviennent comme des rêves à moitié oubliés. C’est une musique qui semble plus mémorisée qu’entendue, une architecture fragile construite à partir de l’érosion, de la décomposition et de la persistance obstinée de la beauté.
Ajoutant à son mystère, l’album présente des collaborations inédites avec un compositeur minimaliste britannique légendaire, dont l’identité reste délibérément secrète. Ces sessions rares, longtemps considérées comme perdues, révèlent l’artiste explorant le minimalisme harmonique avec une tendresse désarmante, la signature incomparable du compositeur s’entremêlant délicatement aux ombres orchestrales flottantes d’Anichy & Lyemn.
À un moment où le monde semble de plus en plus instable, cet album arrive comme un monument silencieux à ce qui s’en va et à ce qui reste.

