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Artiste: Joff Bush & The Bluey Music Team

Up Here (The Orchestral Album)

Le prix initial était : 45,00€.Le prix actuel est : 39,00€. 39,00

LP

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UGS : bs-537507 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Avec Up Here, Bluey signe une partition orchestrale aussi enjouée qu’exigeante, transformant l’univers déjà iconique de la série en une suite symphonique où la nostalgie le dispute à l’inventivité. Le disque, pressé sur un vinyle Zoetrope aux reflets hypnotiques, s’ouvre sur une version orchestrale du thème principal, où les cuivres éclatants et les cordes aériennes évoquent à la fois l’énergie bondissante des épisodes et la sophistication d’un concert de musique classique. La production, signée par le compositeur Joff Bush et l’orchestre de l’Australian Chamber Orchestra, mise sur une clarté cristalline : chaque note de Sleepytime résonne comme une berceuse minimaliste, tandis que Puppets déploie un contrepoint malicieux, presque stravinskien, où les bois dialoguent avec les percussions légères. L’équilibre entre accessibilité et complexité est remarquable — un équilibre que peu de musiques de film osent aujourd’hui, préférant souvent la facilité à l’audace.

Les morceaux les plus aboutis transcendent leur fonction originelle pour s’imposer comme des pièces autonomes. Curry Quest est un joyau : son rythme syncopé, porté par des percussions ethniques et des cordes tendues, capture l’excitation d’une quête culinaire avec une précision presque cinématographique. Ice Cream (Waltz Of The Flowers) revisite, avec une élégance désarmante, le célèbre thème de Tchaïkovski, le transformant en une valse sucrée où les harpes et les flûtes s’entrelacent comme des cornets de glace fondante. À l’inverse, Flat Pack joue la carte de l’absurde orchestral, avec des cuivres grotesques et des cordes désaccordées qui évoquent une maison de poupées en pleine crise existentielle. Ces choix narratifs rappellent le génie de Bernard Herrmann pour Psycho : la musique ne se contente pas d’accompagner, elle commente.

Pourtant, le disque n’est pas exempt de quelques écueils. Hotel et Seesaw peinent à se démarquer, leur mélodie trop prévisible s’effaçant derrière l’éclat des autres titres. Pire, Stumpfest et Tradies tombent dans le piège du cliché sonore — des rythmes martiaux et des cuivres tonitruants qui sonnent comme une parodie involontaire de musiques de pub. Ces moments rappellent que même les meilleures intentions peuvent déraper quand la pression de plaire à un public aussi large que celui de Bluey devient trop forte. Heureusement, ces faiblesses sont vite oubliées grâce à des pépites comme Pirates, où un thème maritime aux allures de Peter Grimes de Britten se mêle à des percussions évoquant le clapotis des vagues, ou Space, une pièce électronique-orchestrale qui, malgré son titre, évite le kitsch pour offrir une méditation onirique sur l’infini.

Up Here est bien plus qu’un simple album de bande originale : c’est une déclaration d’amour à la musique classique, portée par l’énergie inépuisable de l’enfance. Le disque se referme sur une version « The Sign » du thème, où les chœurs et les cordes s’élèvent dans un final triomphal, rappelant que la musique de Bluey n’est pas seulement pour les enfants — elle est pour tous ceux qui croient encore que la mélodie peut être à la fois simple et profonde. Un disque à écouter à volume maximal, avec un verre de vin rouge et un enfant sur les genoux, pour se rappeler que la magie opère encore.