Description
Avec son premier long-métrage en 2002, la réalisatrice et actrice Marina De Van offrait aux spectateurs une expérience aussi viscérale que fascinante, un film inclassable dans le cinéma français. Dans ma peau est un incontournable du body horror. Le récit d’une affection (littéralement) dévorante pour le corps, teinté de transgression et d’érotisme, maintenant disponible dans une nouvelle restauration 4K.
L’histoire est celle d’Esther, trentenaire parisienne enjouée. La jeune femme travaille dans le marketing et aspire à se faire embaucher dans la société dans laquelle elle est en mission. Avec son amoureux Vincent, elle projette d’acquérir un appartement. Lors d’une soirée, Esther fait une chute, et ne se rend compte qu’une fois rentrée chez elle qu’elle s’est blessée à la jambe. Cette plaie profonde deviendra, pour elle, une obsession. Esther développe une fascination pour sa propre chair, et commence à se lacérer elle-même, tout en cachant cette nouvelle passion à son entourage.
A sa sortie, c’est le choc. La presse française comme internationale salue la virtuosité de la jeune cinéaste, et Dans ma peau se constitue rapidement une renommée aussi bien auprès d’amateurs d’un cinéma transgressif inspiré de David Cronenberg que de spectateurs impressionnés par la dimension symbolique du film. Marina De Van décrira plus tard dans ses livres ses addictions et son rapport à la dépendance et à l’autodestruction, constituant déjà la matière de ce premier film.
Dans la peau apparaît également comme totalement précurseur de la vague de films d’horreurs français “radicaux” que connaîtront les années 2000 : Haute tension (2003) d’Alexandre Aja, A l’intérieur (2007) de Julien Maury et Alexandre Bustillo, Frontière(s) (2007) de Xavier Gens, Martyrs (2008) de Pascal Laugier, ou encore La Horde (2009) de Yannick Dahan et Benjamin Rocher.
