Description
29/01/2021
Le nouvel album de Nahawa Doumbia, intitulé Kanawa, capture
l’histoire actuelle du Mali. La chanteuse, dont la carrière s’étend
sur plus de quatre décennies, réfléchit à l’immigration du point
de vue malien. A travers huit chansons, enregistrées à Bamako
avec un groupe jouant des instruments traditionnels et
modernes, Nahawa fusionne son style qui repose sur le rythme
didadi avec la musique pop malienne contemporaine. Elle est
encore accompagnée de son collaborateur des premiers jours, le
producteur et arrangeur N’gou Bagayoko. On trouve sur cet
album, deux instruments à cordes maliens, le ngoni et le kamalé
ngoni, légèrement plus petit, une variété de percussions, du
karignan (grattoir métallique), des guitares acoustiques et
électriques, ainsi que des beats de batterie programmés.
Doussou Bagyoko, la fille de Doumbia, chante sur
« Adjorobena », une chanson sur la patience, la tolérance et la
paix. Nahawa fait un constat de ce que la vie lui a offert, en bon
et en mauvais. Elle parle du mariage et des femmes qui quittent
leur maison pour en rejoindre une autre à travers la métaphore
de l’arbre dans le jardin. On peut entendre des coups de feu
dans « Foliwilen », chanson en hommage au courage des
chasseurs et soldats, ou encore un oiseau dans « Djougoh » pour
évoquer les personnes paresseuses. Dans « Ndiagneko », elle
conseille aux gens d’agir et d’ignorer les critiques. Au cours des
dix dernières années, le Mali a traversé une période difficile,
entre conflits régionaux et incidents terroristes. Doumbia
enracine son nouvel album dans des préoccupations locales,
tragiques et aux implications mondiales. A travers cet album,
Nahawa Doumbia appelle l’ONU et les dirigeants africains à
coordonner leurs efforts afin de créer de l’emploi pour les jeunes
du continent pour éviter leur fuite vers les autres continents dans
des traversées souvent tragiques. Partir n’est pas la seule
solution. Son message est qu’il faut aider les jeunes
