Description
MOM 012 est la bande originale d’une performance très particulière intitulée ÉPICA. Conçue par le chorégraphe barcelonais Aimar Pérez Galí, elle a été présentée en avant-première au festival Sónar 2017. ÉPICA transpose la culture club dans l’espace théâtral pour offrir une performance débordante d’énergie, mêlant les corps, le son et les voix de la dissidence historique et politique. Il y est question de communication entre les corps (au-delà du langage) et de la liberté d’être sur la piste de danse. Liberté de mouvement, d’expression et de bonheur grâce à la musique ! Okkre a composé une bande originale saisissante. Si elle accompagne magnifiquement la prestation des danseurs, elle mérite tout autant d’être écoutée pour elle-même. À l’image du titre de l’œuvre, la musique est à la fois puissante et dramatique.
La musique a été adaptée pour sa sortie imminente en vinyle. Le morceau s’ouvre sur un rythme marqué qui installe une toile de fond structurée, complétée par une ligne de basse tourbillonnante. Des percussions aux styles variés viennent s’y superposer par intermittence. Après quelques minutes, des synthétiseurs aux sonorités brutes, presque métalliques, entrent en scène, évoquant eux aussi une forme de respiration. Plus loin, des synthétiseurs puissants se mesurent à des percussions robustes soutenues par des cymbales. Dans la dernière partie, l’ensemble gagne en intensité pour adopter une coloration techno marquée, et la face A s’achève sur des nappes de synthétiseurs sombres et denses. Une musique bien vivante !
La seconde face, quant à elle, mêle en douceur une ligne de basse mélodique — fluide comme le vent — à des chœurs et des voix entrelacés ; l’ensemble fait écho à l’esprit de l’œuvre artistique, ouvrant un espace propice au ressenti et au contact physique. Parallèlement, des rythmes insistants confèrent à l’ensemble une atmosphère club. Des cordes, à la fois inquiétantes et galvanisantes, créent une ambiance hypnotique, accompagnées de notes de clavier descendantes et d’empreintes vocales. Les dernières minutes offrent un point culminant intense au disque, marqué par des rythmes martelés, une basse tournoyante et des claviers puissants. Une performance magistrale ! ÉPICA porte bien son nom : c’est une œuvre épique.
