Description
L’un des exemples les plus évidents d’un album qui crée un univers étrange et magnifique, différent de tout autre, est le premier album complet de Rocketship, sorti en 1996, intitulé « A Certain Smile, A Certain Sadness ». Dès sa sortie, cet album était une expérience à part entière, et 30 ans plus tard, ces huit chansons empreintes d’une douceur amère semblent toujours aussi nouvelles.
Rocketship a enrichi son indie pop délicieusement mélodique d’orgues bourdonnants, d’interludes spatiaux et de répétitions motorik, s’alignant ainsi sur ses pairs du milieu des années 90, tels que Stereolab et Unrest. « A Certain Smile, A Certain Sadness » est un album aux mélodies résolument vulnérables, aux accords de septième inhabituels, aux interludes ambiants persistants et aux sentiments doux, sorti à une époque où le punk rock hostile et conscient de lui-même était à l’ordre du jour, ce qui était en effet un geste audacieux.
En réécoutant « A Certain Smile, A Certain Sadness » avec une oreille neuve, on se rend compte à quel point cet album a eu une influence discrète. Après plusieurs vagues de renouveau shoegaze, de distillation grunge et de nouveaux groupes perfectionnant une fois de plus l’esthétique pop slacker des années 90, des éléments du monde créatif complexe de Rocketship ont commencé à faire surface dans les sons des générations suivantes.
Slumberland est ravi de sortir une édition 30e anniversaire de ce classique instantané, le remettant sur vinyle et CD après des années d’épuisement et après avoir séduit les fans de musique pendant des décennies avec sa disponibilité limitée.