Promo !

Artiste: Steve Albini, Zeni Geva

Superunit: Maximum Implosion (2LP color)

Le prix initial était : 52,00€.Le prix actuel est : 49,00€. 49,00

Rupture de stock

Voulez vous être prévenu quand ce disque sera de retour?

UGS : bs-537000 Catégories : , , Marque : ,

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Couleur : Red + splatter

Description

Avec Superunit: Maximum Implosion, Steve Albini et Zeni Geva livrent une œuvre aussi monstrueuse qu’hypnotique, un double album qui pulvérise les frontières entre noise rock, industrial abrasif et psyché chaotique. Le projet, né d’une collaboration entre deux titans du genre — Albini, l’ingénieur du son légendaire derrière Nirvana et Pixies, et Zeni Geva, groupe japonais culte de noise rock — se déploie comme une machine à broyer les conventions. Dès les premières notes d’Autobody (reprise en version épurée), on reconnaît la patte d’Albini : des riffs saturés, des dynamiques brutales, une production qui respire la sueur et la rage. Pourtant, ce n’est pas un simple exercice de style : Zeni Geva injecte une dimension presque rituelle, avec des percussions tribales et des chants gutturaux qui évoquent les rituels shintoïstes ou les transes punk les plus extrêmes.

Le disque Nai-Ha LP est une plongée dans un cauchemar sonore où chaque titre agit comme un uppercut. Shirushi, avec ses nappes de guitare distordues et son rythme hypnotique, rappelle les sommets de Hair Cutter (1992), mais poussé dans une spirale encore plus vertigineuse. Intercourse, quant à lui, est un chef-d’œuvre de tension : Albini y superpose des couches de feedback et de distorsion, tandis que la voix de Tatsuya Yoshida (Zeni Geva) oscille entre murmures et hurlements, créant une atmosphère à la fois intime et claustrophobe. Terminal HZ, enfin, clôt ce premier volet comme une explosion nucléaire, avec des basses qui grondent comme un tremblement de terre et des guitares qui lacèrent l’espace. La production, signée Albini, est d’une clarté chirurgicale : on entend chaque grain de distorsion, chaque respiration, chaque imperfection — ce qui rend l’expérience d’autant plus immersive.

Le second volet, All Right, You Little Bastards!, pousse l’audace encore plus loin, avec des reprises et des réinterprétations qui transcendent l’original. I Want You (reprise de Zeni Geva) est un tour de force : Yoshida y déploie une performance vocale d’une intensité rare, tandis qu’Albini transforme la guitare en un instrument de torture sonore. Godflesh, hommage évident au groupe de Birmingham, est un morceau lent et lourd, où les riffs de basse de Zeni Geva rappellent Streetcleaner (1989), mais avec une touche de chaos supplémentaire. The Model, quant à lui, est une réinterprétation si radicale qu’elle en devient méconnaissable : les guitares sont réduites à des éclats de bruit blanc, et la batterie frappe comme un marteau-pilon. C’est ici que l’album atteint son apogée : une fusion parfaite entre le génie d’Albini pour la production et l’instinct sauvage de Zeni Geva.

Superunit: Maximum Implosion n’est pas un album à écouter à moitié : c’est une expérience sensorielle qui exige une immersion totale. Les éditions vinyle (en rouge ou orange) ajoutent une touche visuelle à cette déflagration sonore, mais c’est avant tout la musique qui marque. Albini et Zeni Geva prouvent une fois de plus que le noise rock n’est pas un genre mort, mais une entité vivante, capable de se réinventer sans cesse. Si vous cherchez un disque qui vous secoue, vous déstabilise et vous laisse pantelant, ce double album est une pépite — un monument du genre, aussi brutal qu’inoubliable.