Artiste: The Cramps

Gravest Gravy (CD)

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Date de disponibilité (sous réserve) : 21 août 2026

Description

« En octobre 1977, les Cramps se sont rendus aux Ardent Studios à Memphis, dans le Tennessee, en compagnie du producteur et interprète hors pair des Cramps, Alex Chilton. Le groupe avait prévu d’enregistrer leur chanson « TV Set » en face A, accompagnée d’un ou plusieurs autres titres. M. Chilton leur a expliqué que sa méthode de travail consistait à faire enregistrer un grand nombre de chansons au groupe, puis à sélectionner les meilleures parmi celles-ci.

Heureusement pour les fans des Cramps du monde entier, c’est exactement ce que le groupe a fait. Le premier témoignage de ces sessions a été dévoilé à un « monde humain qui ne s’y attendait pas » en avril 1978 sur le label du groupe, Vengeance Records. Il s’agissait d’un 45 tours de deux titres comprenant une version du classique des Trashmen de 1963, « Surfin’ Bird », poussée bien au-delà de son point de rupture, la forçant à muter en une forme bien plus extrême de rock trash, et le morceau brûlant de Jack Scott de 1959, « The Way I Walk », ramené à l’âge de pierre…

Dès la première écoute, il était évident que les Cramps avaient su capter l’essence même du rock ’n’ roll. En novembre de la même année, toujours issu des sessions d’octobre 1977, un autre double single venait nous montrer comment on fait – ou comment on ne fait pas – les choses, avec sans conteste l’une des meilleures faces A de tous les temps : « Human Fly ». La face B était occupée par « Domino », initialement interprétée par Roy Orbison. La version des Cramps déborde d’une confiance infinie et procure un frisson absolu à l’écoute. À l’été 1979, les jeunes rebelles d’Angleterre ont eu droit à un 33 tours des Cramps intitulé Gravest Hits, qui comprenait non seulement les quatre titres susmentionnés, mais aussi un cinquième, issu lui aussi des sessions d’octobre 1977…

« Qu’est-il advenu du reste des morceaux de ces jours prometteurs d’octobre 1977 ? En 2026, Larry Hardy, propriétaire et directeur d’In The Red Records, a descendu en rappel dans les profondeurs de la vaste cave obscure abritant la collection de bandes des Cramps, et en est ressorti quelques heures plus tard, désorienté et à bout de souffle, mais fou de joie à la vue de ce qu’il avait ramené à la surface : six bobines de 6,35 mm de morceaux, mixés par Lux [Interior] et [Poison] Ivy…

Gravest Gravy est l’une des compilations les plus authentiques de musique débridée et sauvage que vous puissiez entendre — comme un Jerry Lee Lewis libéré de ses chaînes, comme si Elvis rencontrait Tarzan — exactement comme ça devrait être. Les Cramps ont été l’un des plus grands groupes de l’histoire de la musique enregistrée, et quiconque les a entendus ou vus connaît et adhère à cette vérité groovy. Depuis leurs débuts jusqu’à aujourd’hui, le groupe compte des fans dont l’enthousiasme pour leur musique, qui change la vie, ne faiblit jamais. Les Cramps ont fait cette musique par amour du rock ’n’ roll. Lux et Ivy ont fait cet album pour vous. » – Henry Rollins