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Artiste: Thin Lizzy

Live In Cleveland 1976

Le prix initial était : 39,00€.Le prix actuel est : 35,00€. 35,00

LP

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UGS : bs-537183 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Enregistré en 1976 au Agora Ballroom de Cleveland, Live In Cleveland est une capsule temporelle qui capture Thin Lizzy à l’apogée de leur puissance scénique, alors que le groupe irlandais dominait les scènes rock avec une alchimie rare entre hard rock et mélodies envoûtantes. Ce vinyle transparent, réédité en 2026, n’est pas une simple archive : c’est un document brut où l’énergie électrique de Phil Lynott et les guitares jumeaux de Scott Gorham et Brian Robertson fusionnent en un tourbillon de riffs acérés et de chœurs envoûtants. L’ouverture avec Jailbreak est un uppercut sonore, où la basse de Lynott pulse comme un cœur battant, tandis que les solos de Gorham et Robertson s’entrelacent avec une précision chirurgicale. L’enregistrement, bien que live, évite le piège du son étouffé : les cuivres de Rosalie résonnent avec une clarté cristalline, et le public, bien que présent, reste en retrait, laissant la musique parler d’elle-même.

L’album brille par sa cohésion thématique et émotionnelle. The Boys Are Back In Town y est réinterprété avec une intensité presque théâtrale, Lynott jouant le rôle du conteur charismatique, tandis que Emerald déploie une progression hypnotique, où les guitares dessinent des paysages sonores dignes de Jailbreak (1976). Les titres moins connus comme Romeo And The Lonely Girl ou Warriors révèlent une profondeur souvent éclipsée par les tubes : ici, les arrangements acoustiques et les transitions subtiles montrent un groupe bien plus nuancé qu’on ne le croit. La version de Suicide, longue et torturée, est un moment charnière : Lynott y déploie une performance vocale déchirante, entre rage et vulnérabilité, tandis que les guitares distordues évoquent un ciel d’orage.

La production, signée par l’ingénieur John Alcock, mérite une mention spéciale. Bien que live, le mixage évite l’écueil du son de stade : les instruments sont équilibrés avec un soin presque studio, permettant d’apprécier la dynamique des performances. Les voix de Lynott et les harmonies de Gorham/Robertson sont mises en valeur sans être écrasantes, et les percussions de Brian Downey, souvent sous-estimées, animent l’ensemble avec une précision rythmique implacable. Le vinyle transparent ajoute une touche visuelle qui renforce l’aura mythique de ce concert, comme si l’on tenait entre ses mains un morceau de l’histoire du rock.

Si Live In Cleveland 1976 ne révolutionne pas l’art du live (on pense aux captations plus légendaires comme Live and Dangerous), il en capture l’essence avec une authenticité rafraîchissante. Pour les fans de Thin Lizzy, c’est une pièce manquante ; pour les néophytes, une introduction idéale à un groupe qui a su marier hard rock, blues et folklore irlandais avec une élégance inégalée. À posséder absolument, ne serait-ce que pour entendre Lynott rugir « It’s only money! » comme un prophète du rock, ou pour s’émerveiller devant les solos de Gorham, aussi précis qu’un mécanisme d’horlogerie suisse.