Artiste: Tokyo Blade

Madame Guillotine / Undercover Of The Honeymoon / The Cave Sessions

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UGS : bs-537083 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Tokyo Blade, ces vétérans britanniques du heavy metal qui ont marqué les années 1980 avec des albums comme Tokyo Blade (1983) ou Night of the Blade (1984), reviennent en 2026 avec un EP aussi audacieux qu’inattendu : Madame Guillotine/Undercover of the Honeymoon/The Cave Sessions. Pressé sur vinyle blanc pour le Record Store Day, ce disque de sept titres (dont trois remixes) est une plongée dans un metal brut, où l’énergie punk se mêle à des riffs acérés et à une production qui sent l’atelier clandestin. Le trio, mené par le guitariste John Sullivan, semble avoir puisé dans l’esprit des Cave Sessions — ces sessions légendaires des années 1980 où le groupe enregistrait dans des conditions précaires — pour livrer un son à la fois vintage et revigorant. On y retrouve cette alchimie entre mélodies accrocheuses et violence sonore qui avait fait leur réputation, mais avec une modernité assumée, notamment dans les remixes qui dynamisent des titres comme Undercover Honeymoon ou Playroom Of Poison Dreams.

L’ouverture avec Madame Guillotine est un coup de maître : un riff obsédant, presque hypnotique, porté par une batterie martiale et un chant guttural de Alan Marsh, qui rappelle les heures les plus sombres de Mean Streak. Le morceau, avec son titre évocateur et son atmosphère oppressante, fonctionne comme une déclaration d’intention : Tokyo Blade n’a rien perdu de sa capacité à créer des hymnes sombres et entraînants. Break Out et Mean Streak confirment cette vitalité, avec des solos de guitare qui fusent comme des lames, tandis que Highway Passion apporte une touche plus mélodique, presque hard rock, sans pour autant sacrifier la puissance. La production, signée par le groupe lui-même, est volontairement brute, avec des basses qui grondent et des aigus qui tranchent, comme si l’enregistrement avait été capté dans un garage des années 1980, mais avec une clarté qui évite le flou des premières démos.

Les remixes, loin d’être de simples réinterprétations, sont des réinventions. Undercover Honeymoon (Remix) ajoute des couches de synthés sombres et une rythmique plus dansante, tandis que Playroom Of Poison Dreams (Remix) transforme le morceau original en une descente psychédélique, presque krautrock, avec des effets de réverbération qui enveloppent l’auditeur. Ces versions montrent une facette méconnue du groupe, capable de se réinventer sans renier ses racines. Les titres restants, comme Death On Mainstreet ou Shadows Of Insanity, oscillent entre des riffs dignes de Iron Maiden et des moments plus expérimentaux, où le groupe semble jouer avec les limites du metal traditionnel. Jezzabell, en particulier, est un morceau charnière : une ballade sombre, presque doom, où la guitare acoustique se marie à des chœurs envoûtants, prouvant que Tokyo Blade sait aussi toucher à la mélancolie.

Si Madame Guillotine/Undercover of the Honeymoon/The Cave Sessions n’est pas un album à proprement parler, c’est une preuve supplémentaire que Tokyo Blade reste un groupe essentiel pour les amateurs de metal old-school. Le vinyle blanc, pressé en édition limitée, ajoute une touche collector à l’ensemble, mais c’est la musique qui prime. Entre nostalgie et modernité, ce disque est un rappel que le metal n’a pas besoin de se prendre au sérieux pour être puissant. Les fans de groupes comme Satan, Holocaust ou Exciter y trouveront leur compte, tandis que les néophytes pourront y découvrir une facette méconnue d’un des groupes les plus sous-estimés de la NWOBHM. Un petit bijou à posséder absolument.