Artiste: Fleetwood Mac

The Original Fleetwood Mac

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2LP

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UGS : bs-537120 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Publié en 2026 sous une édition vinyle transparente aussi élégante que mystérieuse, The Original Fleetwood Mac est un retour aux sources aussi brut que nécessaire. Ce coffret de 20 titres, majoritairement inédits ou versions alternatives, plonge l’auditeur dans l’ADN le plus sauvage du groupe avant que la pop ne vienne adoucir ses angles. Enregistré entre 1967 et 1968, alors que Peter Green régnait encore en maître à la guitare, ce disque capture une énergie électrique, presque primitive, où le blues rock britannique se frotte aux racines delta du genre avec une urgence contagieuse. La production, volontairement brute et peu polie, renforce l’authenticité de ces sessions : on entend les craquements du vinyle, les respirations des musiciens, et surtout, cette alchimie unique entre la slide de Green, la batterie nerveuse de Mick Fleetwood et la basse groovy de John McVie. C’est du blues rock à l’état pur, sans concession, où chaque note semble improvisée dans un pub enfumé de Londres ou de Chicago.

Parmi les pépites, A Fool No More (version complète avec les prises 1 à 7) est un chef-d’œuvre méconnu : une jam hypnotique de près de huit minutes où Green déploie des solos envoûtants, entre cris bluesy et mélodies envoûtantes, tandis que Jeremy Spencer, à l’harmonica, ajoute une touche de folie. Worried Dream, avec son riff obsédant et son atmosphère onirique, rappelle pourquoi Fleetwood Mac a marqué l’histoire du genre bien avant Rumours. Les prises alternatives de Watch Out et Something Inside Of Me révèlent l’évolution des arrangements, avec des variations de tempo et des improvisations qui donnent à ce disque une dimension presque archéologique. On y découvre aussi des titres comme Mean Old Fireman, où Green chante avec une intensité rare, ou Love That Woman, un blues minimaliste où la guitare acoustique dialogue avec la batterie dans un équilibre parfait.

Pourtant, ce qui frappe le plus, c’est l’absence de Peter Green sur plusieurs titres, comme Can’t Afford To Do It ou Coming Your Way, où Jeremy Spencer prend les rênes. Son jeu de guitare slide, moins sophistiqué que celui de Green, apporte une fraîcheur inattendue, presque country, qui contraste avec l’énergie plus sombre des autres morceaux. Ces écarts stylistiques soulignent la diversité du groupe à cette époque, avant que la psychédélie et la pop ne viennent unifier leur son. La qualité sonore, bien que lo-fi, est remarquablement préservée, et les notes de pochette, signées par un historien du blues, offrent un contexte précieux pour comprendre l’importance historique de ces enregistrements.

The Original Fleetwood Mac n’est pas un album pour les amateurs de mélodies lissées ou de production clinquante. C’est un document brut, un témoignage d’une époque où le blues rock était encore une musique de révolte, de sueur et de frissons. Pour les puristes, c’est une révélation ; pour les autres, une plongée fascinante dans les racines d’un groupe qui allait devenir légendaire. À posséder absolument, ne serait-ce que pour entendre Green à son apogée, avant que l’ombre de la folie ne commence à le rattraper.