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Artiste: George Harrison

Dark Horse

Le prix initial était : 37,00€.Le prix actuel est : 35,00€. 35,00

LP

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UGS : bs-537149 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Avec Dark Horse, George Harrison signe un album qui, malgré son titre énigmatique, s’avère être une plongée mélancolique et résolument rock dans l’âme d’un artiste en quête de sens. Sorti en 2026 dans une édition vinyle Zoetrope d’une élégance rare, ce disque se distingue par une production soignée, où les guitares crissent avec la chaleur des années 70, mais où les arrangements trahissent une modernité discrète, presque intime. Harrison y déploie un mélange de pop rock sophistiquée et de spiritualité assumée, un équilibre qu’il maîtrisait déjà dans All Things Must Pass, mais qui ici prend une teinte plus sombre, presque prophétique. Le résultat ? Un disque qui oscille entre l’hymne enjoué (« Hari’s On Tour (Express) ») et la ballade déchirante (* »So Sad »), où chaque note semble pesée, chaque mot choisi avec une précision presque obsessive.

Le point d’orgue de l’album réside dans son titre éponyme, « Dark Horse », une chanson qui incarne à elle seule l’esprit de l’œuvre : une rythmique entêtante, des paroles qui flirtent avec le mysticisme, et une guitare solo qui s’élève comme un cri de rébellion ou de foi. Mais c’est « Māya Love » qui vole la vedette, avec ses mélodies envoûtantes et son groove hypnotique, rappelant les meilleurs moments de Living in the Material World. Harrison y explore une spiritualité moins dogmatique, plus universelle, où l’amour et l’illusion se mêlent avec une grâce rare. À l’inverse, « Bye Bye, Love » – une reprise du hit des Everly Brothers – surprend par sa version dépouillée, presque minimaliste, où la guitare acoustique et la voix de Harrison, légèrement voilée par le temps, donnent une dimension nostalgique et touchante à ce classique.

La production, signée par Harrison lui-même avec l’aide de son fidèle collaborateur Jim Keltner, mérite une mention spéciale. Le son est chaud, organique, avec des basses profondes et des aigus qui scintillent comme des étoiles dans un ciel nocturne. Les cuivres, discrets mais efficaces, ajoutent une touche de grandeur sans jamais tomber dans le pompeux. Même les titres les plus légers, comme « Ding Dong, Ding Dong », bénéficient d’une énergie contagieuse, tandis que « It Is ‘He’ (Jai Sri Krishna) » clôt l’album sur une note méditative, presque liturgique, où la guitare slide et les chœurs envoûtants créent une atmosphère de transcendance.

Si Dark Horse n’est pas l’œuvre la plus révolutionnaire de Harrison, il s’agit d’un disque profondément personnel, où l’artiste semble se libérer des attentes pour embrasser une créativité plus libre, plus introspective. Dans un paysage musical souvent dominé par l’éphémère, cet album résiste avec une élégance intemporelle. Pour les fans de longue date, c’est une écoute qui comble les attentes ; pour les néophytes, une porte d’entrée vers un univers où rock et spiritualité ne font qu’un. Une pépite à savourer, vinyle en main, sous la lumière tamisée d’une soirée d’hiver.