Artiste: Okada Takuro

Konoma

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UGS : bs-512462 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 7 février 2026

Couleur : Black

Description

Pendant des années, Takuro Okada s’est posé une question : comment un musicien japonais peut-il rendre hommage à la musique afro-américaine sans simplement la reprendre à son compte ? Cette quête a donné naissance à son nouvel album, Konoma, une œuvre guidée par le concept d’« Afro Mingei ». Le guitariste, producteur et chef d’orchestre tokyoïte vit cette tension depuis son enfance, attiré par les disques de blues, de jazz et de funk qui l’ont nourri, mais hésitant face à l’histoire qu’ils renferment. Le concept d’Afro Mingei, qu’Okada a découvert pour la première fois dans une exposition de l’artiste Theaster Gates, lui a montré la voie à suivre. Gates a établi un lien entre l’esthétique noire et l’artisanat populaire japonais, tous deux enracinés dans la résistance : « Black is Beautiful » défiant le racisme, le mouvement Mingei préservant la beauté quotidienne contre l’effacement industriel. Cette affinité est devenue la boussole de Konoma, un album à l’écoute des échos à travers les cultures et le temps.

Konoma contient six morceaux originaux et deux reprises, tous façonnés par ce dialogue. L’élégant et tranquille « Portrait of Yanagi » flotte comme un standard à moitié oublié d’une autre époque, tandis que le bref mais puissant « Galaxy » fait référence aux expériences d’orgue électrique de Sun Ra à la fin des années 1970, à la propulsion fracturée des premières cassettes beat de Flying Lotus et aux atmosphères sombres du trip-hop. Le choix des reprises d’Okada affine la conversation : « Nefertite » de Jan Garbarek scintille de la froide austérité de l’ECM des années 1970, recadrant la quête d’identité de l’Europe au sein du jazz, tandis que « Love » de Hiromasa Suzuki canalise l’énergie électrique de la fusion japonaise des années 1970, lorsque les musiciens fusionnaient le psychédélisme, le funk et le folk dans un dialecte local distinct. Ensemble, ils ancrent Konoma dans une lignée d’artistes qui ont transformé des formes empruntées en quelque chose de nouveau.

Avec Konoma, co-publié par ISC Hi-Fi Selects et Temporal Drift, Okada livre son message le plus personnel et le plus expansif à ce jour : une méditation sur les liens, l’influence et la beauté qui survit à travers les cultures.

À propos de Takuro Okada
Takuro Okada a grandi à Fussa, Tokyo, où la base aérienne américaine de Yokota occupait une place importante. Il a appris la guitare dans des clubs bruyants fréquentés par les militaires américains, tout en s’initiant seul à l’enregistrement chez lui. Cette formation hybride l’a conduit à collaborer avec Haruomi Hosono, Nels Cline, Sam Gendel, James Blackshaw et Carlos Niño, et à produire un ensemble d’œuvres comprenant des bandes originales de films, des projets collaboratifs et des albums solo exploratoires. Au début de cette année, Temporal Drift a sorti The Near End, The Dark Night, The County Line, qui présente une sélection tirée des vastes archives d’enregistrements d’Okada, consolidant ainsi sa réputation comme l’un des musiciens contemporains les plus audacieux du Japon.