Artiste: The Jesus and Mary Chain

Some Candy Talking E.P.

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UGS : bs-537261 Catégories : , , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Quarante ans après sa sortie initiale, Some Candy Talking de The Jesus and Mary Chain resurgit comme une relique sacrée, non pas figée dans le temps, mais réinvestie d’une aura presque mystique. Ce single culte, déjà un pilier du post-punk noise-pop, se pare ici d’une édition anniversaire translucide rouge qui n’est pas qu’un clin d’œil esthétique : elle capte la lumière crue des années 80, cette lueur électrique qui traversait les murs de clubs enfumés où le groupe écorchait les tympans des puristes. La version originale, avec son mur de distorsion et son chant aseptisé, était une provocation calculée, un manifeste en trois minutes. Cette réinterprétation acoustique, loin de lisser l’âpreté du propos, en révèle une autre facette : la mélancolie sous-jacente de Jim Reid, ce murmure voilé qui transformait la rage en quelque chose de presque intime. Some Candy Talking devient ainsi un miroir tendu vers le passé, où la guitare saturée cède la place à des arpèges tremblants, et où le sarcasme se mue en une vulnérabilité inattendue.

L’album s’ouvre sur le titre éponyme, où la version originale explose comme une bombe à retardement : les accords de Psychocandy (oui, ce titre génialement tautologique) s’enchaînent avec une précision chirurgicale, entre riffs hypnotiques et feedback contrôlé, tandis que Hit confirme l’obsession du groupe pour les mélodies pop piégées dans des distorsions monstrueuses. Mais c’est dans les versions acoustiques que le génie du JAMC se révèle pleinement. Cut Dead, morceau souvent éclipsé par les tubes, y gagne une profondeur tragique, ses paroles désabusées (« I cut you dead, but I’m still alive ») prenant une résonance presque shakespearienne sous les doigts tremblants de Reid. Les acoustiques de You Trip Me Up et Some Candy Talking elle-même sont des révélations : la première, avec ses harmonies vocales éthérées, rappelle que le groupe savait aussi écrire des chansons d’amour… à condition de les noyer dans du bruit. La seconde, réduite à un murmure, devient une berceuse cauchemardesque, où chaque note résonne comme un écho lointain.

Cette édition anniversaire n’est pas un simple exercice de nostalgie, mais une réappropriation audacieuse. Le choix de proposer des versions acoustiques n’est pas anodin : il force l’auditeur à réévaluer l’héritage du JAMC, souvent réduit à son image de provocateurs bruyants. Pourtant, dès Psychocandy, on comprend que leur génie résidait dans cette dualité : une pop immédiate, presque sucrée, enveloppée dans une distorsion qui la rendait inaccessible, voire menaçante. Les acoustiques ici ne sont pas des versions