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Artiste: The Snake Corps

Flesh On Flesh

Le prix initial était : 39,00€.Le prix actuel est : 35,00€. 35,00€

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UGS : bs-537109 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Avec Flesh On Flesh, The Snake Corps enfonce le clou d’un goth rock aussi charnel que cérébral, un album qui respire l’érotisme noir et la mélancolie post-punk avec une élégance presque provocante. Dès les premières notes de Victory Parade, on reconnaît l’ADN du groupe italien : une rythmique hypnotique, des guitares saturées mais précises, et une voix de baryton qui oscille entre murmure lascif et cri étouffé. Le titre éponyme, Flesh On Flesh, clôt l’album comme une chute brutale, un morceau de 1’54’’ où les distorsions s’entrechoquent avec une urgence presque punk, rappelant les excès de The Sisters of Mercy dans leurs moments les plus sombres. Mais c’est dans Science Kills que le disque atteint son apogée : une épopée de cinq minutes où les claviers glacés de Another Monday cèdent la place à une furie instrumentale, entre post-punk dansant et doom gothique, le tout enveloppé dans une production qui sonne à la fois vintage et futuriste.

Le génie de The Snake Corps réside dans leur capacité à marier des textes ambigus, entre désir et désespoir, avec une musique qui oscille entre froideur mécanique et passion charnelle. Save My Heart en est l’exemple parfait : une ballade où les nappes synthétiques évoquent les nuits sans sommeil, tandis que la voix de lead chante une supplique à peine voilée. À l’inverse, Look East For Eden joue la carte de l’hymne sombre, avec des chœurs envoûtants et une basse qui pulse comme un cœur malade. Même les morceaux les plus courts, comme Man In The Mirror, distillent une tension palpable, comme si chaque note était chargée d’un sous-texte social ou existentiel. Le bonus Dreamland ajoute une touche onirique, presque psychédélique, qui rappelle que le goth n’est pas toujours une affaire de ténèbres absolues.

Sur le plan technique, Flesh On Flesh est un bijou de clarté malgré son opacité assumée. Les guitares de Luca Ferrari sont à la fois tranchantes et enveloppantes, tandis que la batterie de Marco Rinaldi donne une impulsion presque militaire à des morceaux comme Animals All. La production, signée par le groupe lui-même, évite les écueils du son trop lissé ou trop lo-fi : elle capture l’énergie live tout en polissant les bords rugueux, un équilibre rare dans le goth contemporain. Comparé à leurs précédents albums, Flesh On Flesh marque une maturité sans renoncer à l’audace, avec des mélodies qui collent à l’esprit et des paroles qui résistent à l’interprétation.

Si l’Italie n’est pas le premier pays qui vient à l’esprit quand on évoque le goth rock, The Snake Corps prouve qu’elle a sa place dans le panthéon des héritiers de Bauhaus et de Fields of the Nephilim. Flesh On Flesh n’est pas un album pour les âmes sensibles : c’est une plongée dans les abîmes du désir et de la désillusion, servie par une musique qui sait être à la fois envoûtante et dérangeante. À écouter dans le noir, de préférence avec un verre de vin rouge et une bougie allumée — ou alors, en plein jour, pour mieux savourer l’ironie de ces ombres qui dansent.