Description
Planet Ilunga poursuit sa mission visant à mettre en lumière les réalisations méconnues mais épiques du monde de la rumba congolaise. Cette fois-ci, il s’agit de raconter l’histoire la plus spectaculaire de toutes. C’est l’histoire de la création de Surboum African Jazz, le premier label musical congolais fondé par un Congolais.
Surboum African Jazz était détenu et géré par le meilleur chanteur de tous les temps, Joseph Kabasele, alias Grand Kallé. Le catalogue du label pour la période 1960-1963 est largement dominé par le groupe African Jazz de Grand Kallé dans ses différentes formations. Le groupe, qui pouvait compter en 1961 et 1962 sur une véritable équipe de rêve de musiciens (Docteur Nico, Dechaud, Rochereau, Manu Dibango, Roger Izeidi et Mujos, entre autres), a sorti au moins 212 chansons pendant cette période. La deuxième plus grande source de musique pour le label est le groupe O.K. Jazz de Franco, avec au moins 136 chansons publiées.
Vient ensuite Manu Dibango avec ses différentes formations, avec au moins 34 chansons publiées.Il s’agit des toutes premières chansons publiées du regretté Manu Dibango. Pour cette compilation, Planet Ilunga a sélectionné des morceaux originaux enregistrés par African Jazz en 1961 et 1962. Quelques chansons des groupes de Dibango ont également été incluses dans la sélection finale afin de mettre en valeur la diversité et la philosophie universelle du label de Grand Kallé. Cette musique audacieuse, enregistrée à Bruxelles (Belgique) dans les mois et les années qui ont suivi l’indépendance du Congo, n’est rien de moins que la gloire postcoloniale enveloppée dans la musique populaire. C’est une collection de chansons fières, aux paroles politiques et patriotiques, de déclarations d’amour euphoriques et d’explorations vers de nouvelles impulsions et de nouveaux styles universels. Pour de nombreux Congolais, les albums publiés par Surboum African Jazz sont la cerise sur le gâteau de l’histoire emblématique de la rumba congolaise. Ils constituent une capsule temporelle du désir de la société congolaise de s’immerger dans l’élan des nations. En même temps, ils témoignent de l’excellence musicale des musiciens d’African Jazz.