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Artiste: Camper Van Beethoven

Tusk

Le prix initial était : 42,00€.Le prix actuel est : 39,00€. 39,00

2LP color

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UGS : bs-537197 Catégories : , , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Avec plays TUSK, Camper Van Beethoven s’aventure là où peu osent : réinterpréter l’un des albums les plus iconiques de Fleetwood Mac, Tusk (1979), avec une audace qui frôle l’hérésie. Pourtant, le groupe californien, maître des détournements stylistiques et des collages sonores, transforme cette entreprise en une célébration déjantée, où chaque note respire l’hommage et l’irrévérence. Leur approche n’est pas une simple reprise, mais une relecture psychédélique, garage et folk, où les riffs saturés de Sara côtoient les harmonies vocales déglinguées de That’s All For Everyone, le tout enveloppé dans une production aussi crasseuse que soignée. Le vinyle violet transparent, pressé avec soin, ajoute une touche de rareté à l’expérience, comme si l’on tenait entre ses mains un artefact sacré et profane à la fois.

Le disque s’ouvre en trombe avec Over & Over, où les guitares distordues de Victor Krummenacher et les claviers psychédéliques de David Lowery (oui, le même Lowery de Cracker) transforment le morceau en une rave nostalgique, entre stoner et punk. The Ledge et Think About Me confirment cette alchimie : les mélodies pop de Fleetwood Mac sont ici triturées, ralenties ou accélérées, avec des arrangements qui oscillent entre le garage des années 60 et le lo-fi des années 90. Save Me A Place et Sara sont les joyaux de ce premier acte, où la voix nasillarde de Lowery se marie à des riffs de guitare qui évoquent à la fois les Stooges et les Byrds, le tout sur un rythme qui donne envie de danser en trébuchant.

La face B, plus contemplative, explore des territoires plus sombres. Storms est une épopée de six minutes où les nappes de synthé et les percussions tribales s’entremêlent, créant une ambiance qui rappelle The Soft Bulletin de Flaming Lips, mais avec une touche de désespoir californien. That’s All For Everyone et Not That Funny sont des pépites : la première, avec ses chœurs décalés et son groove traînard, est un chef-d’œuvre de désinvolture, tandis que la seconde, courte et percutante, rappelle que Camper Van Beethoven sait aussi frapper fort. La face C, plus éclectique, alterne entre ballades folk (Brown Eyes) et morceaux psychédéliques (Angel), avec une version de Never Make Me Cry qui sonne comme un titre perdu de Surfer Rosa des Pixies.

Le clou du spectacle arrive avec la face D, où Tusk lui-même est réinventé en une odyssée de dix minutes, entre jam hypnotique et chaos contrôlé. Les membres du groupe semblent s’amuser follement, passant du blues à la musique concrète, avec des interventions vocales qui frôlent l’absurde. Beautiful Child et Walk A Thin Line ferment le disque en beauté, avec une mélancolie qui rappelle que Fleetwood Mac savait aussi être profond. plays TUSK n’est pas une simple reprise : c’est une déclaration d’amour à l’imperfection, une preuve que la musique peut être à la fois savante et déjantée, nostalgique et avant-gardiste. Un disque qui mérite d’être écouté à fond, dans le noir, avec un casque et une bouteille de vin bon marché.