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Artiste: The Chills

Sunburnt

Le prix initial était : 35,00€.Le prix actuel est : 29,00€. 29,00

LP color

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UGS : bs-537104 Catégories : , , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Avec Sunburnt, The Chills signent leur retour après une décennie de silence discographique, et l’attente valait chaque note. Porté par la voix toujours aussi envoûtante de Martin Phillipps, ce nouvel album confirme que le groupe n’a rien perdu de sa capacité à mêler mélancolie et euphorie, dans une alchimie où les guitares jangleuses et les mélodies envoûtantes s’entrelacent avec une grâce intemporelle. Dès l’ouverture avec As Far As I Can See, on reconnaît immédiatement l’ADN du groupe : des accords cristallins, une rythmique hypnotique, et cette touche de désenchantement poétique qui a fait la légende de Heavenly Pop Hits ou Submarine Bells. Pourtant, Sunburnt n’est pas une simple réplique du passé : Phillipps et ses acolytes (dont le batteur James Dickson, pilier du son récent) injectent une fraîcheur subtile, notamment dans les structures plus aérées et les arrangements plus dépouillés, comme si le temps avait affiné leur sens de l’épure.

L’album se déploie comme une journée d’été austral, entre lumière aveuglante et ombres longues. Premonition et Surrounded captent cette dualité avec brio : le premier, porté par un riff obsédant, oscille entre urgence et résignation, tandis que le second, plus contemplatif, s’enveloppe dans des nappes de synthés discrets, rappelant les expérimentations électroniques de Silver Bullets (2012). Mais c’est Sunburnt lui-même, titre éponyme et morceau central, qui cristallise l’essence de l’album. Avec son groove lent et ses paroles désabusées (« The sun’s a liar, it burns you twice »), il incarne cette idée d’un paradis terrestre teinté de désillusion, un thème récurrent dans l’œuvre de Phillipps. La production, signée par le groupe et Chris Chetland (connu pour son travail avec Mogwai), est impeccable : les guitares brillent sans écraser les autres éléments, et la batterie de Dickson pulse avec une précision presque chirurgicale.

Les moments les plus envoûtants surviennent pourtant là où l’on ne les attend pas. Swimming In The Rain, avec ses harmonies vocales envoûtantes et son ambiance presque cinématographique, rappelle les sommets de Soft Bomb (1992), tandis que Dreams Are Free — un titre qui aurait pu figurer sur Kaleidoscope World — mêle naïveté et profondeur avec une grâce désarmante. Même les morceaux plus courts, comme You Can Understand Me ou Walk On The Beach, gagnent en puissance grâce à leur économie de moyens : une mélodie accrocheuse, un refrain qui reste en tête des heures après l’écoute. Seul The Big Assessment frôle l’autoparodie avec son côté « chanson à message », mais même là, la performance vocale de Phillipps sauve la mise.

Sunburnt est donc bien plus qu’un simple retour : c’est une preuve que The Chills, malgré les épreuves personnelles et les changements de line-up, restent des architectes hors pair de l’indie rock néo-zélandais. L’édition vinyle en orange translucide, avec son artwork minimaliste et ses grooves impeccables, ajoute une touche de luxe à cette écoute déjà envoûtante. Si vous avez manqué leur dernière tournée européenne, ce disque est une excellente raison de les (re)découvrir. Et si vous les suivez depuis toujours, préparez-vous à replonger dans un univers où la beauté et la mélancolie ne font qu’un.