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Artiste: The Power Station

Power Mad: Live At The Spectrum (Philadelphia, PA, 21/8/85)

Le prix initial était : 42,00€.Le prix actuel est : 35,00€. 35,00

3LP

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UGS : bs-537263 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Le Power Mad : Live at the Spectrum, Philadelphia de The Power Station est une réinvention électrisante d’un groupe souvent réduit à son statut de projet éphémère des années 80. Enregistré dans une salle mythique où le rock live a su conserver une âme brute malgré les années, ce live en vinyle capture l’énergie d’une formation qui, malgré son nom, n’a jamais été aussi affûtée. Le groupe, mené par John Taylor et Andy Taylor (ex-Duran Duran) aux guitares, et par Tony Thompson (Chic) à la batterie, prouve que son alchimie reste intacte, même quatre décennies plus tard. Le son, chaud et légèrement saturé, colle à la perfection à l’esthétique pop-rock de l’époque, avec des basses rondes et des guitares qui crissent sans jamais écraser les mélodies. La production, signée Parlophone, mise sur un équilibre entre nostalgie et modernité, évitant le piège du son trop lissé qui aurait trahi l’esprit brut du concert.

Le setlist, judicieusement conçu, alterne entre les tubes incontournables et des titres plus obscurs, révélant une cohérence artistique souvent absente dans les lives de revival. Murderess ouvre le bal avec une agressivité contrôlée, tandis que Dancing in the Street (reprise de Martha and the Vandellas) s’envole grâce à un groove implacable et à une section rythmique qui pulse comme au temps de Chic. Some Like It Hot, titre phare de leur premier album, est ici réinterprété avec une urgence qui rappelle que le rock des années 80 savait encore être subversif. Les morceaux plus lents, comme Lonely Tonight, bénéficient d’une interprétation plus intime, où la voix de John Taylor, toujours aussi suave, se pare d’une mélancolie touchante. Le point d’orgue vient avec Harvest for the World, hymne soul-rock qui démontre l’étendue des influences du groupe, entre funk et power pop.

La deuxième face du vinyle confirme cette maîtrise, avec des titres comme Go to Zero et Too Good to Be Bad qui oscillent entre énergie brute et sophistication mélodique. Some Guys Have All the Luck, reprise de Rod Stewart, est un choix audacieux, mais le groupe en fait une version plus sombre et rythmée, loin de l’original. La fusion de Communication/The Reflex (Duran Duran/Japan) est un coup de génie : un medley qui fusionne deux univers distincts en une seule vague sonore, où les synthés vintage et les guitares se répondent avec une précision chirurgicale. Enfin, White Light/White Heat de The Velvet Underground clôt le spectacle avec une furie punk-rock, prouvant que The Power Station n’a rien perdu de sa capacité à transcender les genres.

Ce live est bien plus qu’un simple hommage à un passé glorieux : c’est une déclaration de vitalité. The Power Station prouve que le rock des années 80, souvent moqué pour son excès de synthés, peut encore tenir la route quand il est joué avec autant de passion et de précision. Le vinyle, avec ses imperfections sonores qui ajoutent à l’authenticité, est le format idéal pour ce disque. Power Mad n’est pas seulement un concert capté sur le vif, c’est une preuve que certaines étincelles ne s’éteignent jamais. À écouter à fond, de préférence dans le noir, avec un verre de whisky à la main.