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Artiste: King Gizzard and The Lizard Wizard

Big Fig Wasp (Bug-shaped picture disc)

Le prix initial était : 52,00€.Le prix actuel est : 49,00€. 49,00

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UGS : bs-537032 Catégories : , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Couleur : Picture disc

Description

Avec Big Fig Wasp, King Gizzard & The Lizard Wizard enfonce une fois de plus le clou de leur statut de chimistes sonores les plus prolifiques et imprévisibles du rock contemporain. Ce single, pressé sur un vinyle en forme de guêpe et limité à une édition Official Bootlegger, est une micro-dose de folie contrôlée, où le groupe distille son ADN psychédélique, garage et progressif en quatre titres aussi brefs que percutants. Dès l’ouverture avec Big Fig Wasp, on reconnaît leur signature : un riff de guitare saturé, des percussions tribales et une mélodie qui oscille entre hypnotisme et chaos organisé. Le morceau, avec son groove traînard et ses harmonies vocales envoûtantes, rappelle l’audace de Fishing for Fishies (2019), tout en y injectant une urgence plus punk, comme si les membres du groupe avaient avalé trop de café avant de jouer.

Superbug enchaîne avec une énergie frénétique, presque chaotique, où les claviers vrombissants de Lucas Harwood se mêlent aux guitares distordues de Stu Mackenzie. Le morceau est un tourbillon de riffs en boucle, de changements de tempo soudains et de chœurs qui semblent venir d’un autre monde — une esthétique qui évoque à la fois le krautrock de Can et les excès sonores de Oddments (2014). Pourtant, malgré cette densité, la production reste cristalline, chaque instrument respirant dans l’espace comme si le groupe avait passé des heures à peaufiner chaque note. C’est du rock qui respire la spontanéité, mais avec la précision d’un mécanisme d’horlogerie suisse.

Côté B, Grow Wings and Fly et Great Chain of Being confirment que King Gizzard maîtrise l’art de la chanson courte et efficace. Le premier titre, avec son riff aérien et ses paroles presque enfantines, contraste avec le second, plus sombre et atmosphérique, où les nappes de synthétiseur évoquent une marche funèbre psychédélique. Great Chain of Being est particulièrement remarquable pour sa structure envoûtante, où les guitares en arpèges et les percussions minimalistes créent une tension presque insoutenable avant de se résoudre dans un final cathartique. Ces deux morceaux prouvent que le groupe peut être à la fois accessible et profondément expérimental, sans jamais sacrifier l’émotion.

Si Big Fig Wasp ne révolutionne pas la discographie du groupe, il confirme leur capacité à transformer des idées simples en expériences sonores inoubliables. Le format vinyle en forme de guêpe, bien que gadget, ajoute une touche de folie qui sied parfaitement à leur univers. Dans un paysage musical où l’originalité est souvent sacrifiée au profit du marketing, King Gizzard rappellent que le rock peut encore être une aventure — même sur un single de 12 minutes. À écouter à fond, de préférence avec un casque et une tasse de thé (ou de bière, selon l’humeur).