Artiste: Supergrass

Don’t Leave Me Alone

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LP

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UGS : bs-537175 Catégories : , , , Marque :

Date de disponibilité (sous réserve) : 19 avril 2026

Description

Supergrass, ces alchimistes britanniques du rock indé-psyché, reviennent avec un single aussi inattendu que nécessaire, Don’t Leave Me Alone, extrait d’un futur album annoncé pour 2026. À l’aube de leurs trente ans de carrière, les Oxfordiens, après une pause discrète mais jamais une retraite, prouvent qu’ils ont encore des cartes à jouer dans leur manche : un titre qui oscille entre l’énergie frénétique de leurs débuts (I Should Coco) et la maturité mélancolique de Diamond Hoo Ha. La production, signée par le groupe lui-même avec l’aide de Nigel Godrich (Radiohead, Beck), est un modèle de clarté : les guitares, saturées mais jamais brouillonnes, s’entrelacent avec une rythmique de batterie qui pulse comme un cœur sous adrénaline, tandis que la voix de Gaz Coombes, toujours aussi charismatique, alterne entre un murmure conspirateur et un cri libérateur. Le morceau respire l’urgence, comme si le groupe avait enfin trouvé la formule pour concilier leur héritage punk et leur fascination pour les structures pop sophistiquées.

Le revers du single, Sad Girl (Kerrang! Radio), est une pépite plus sombre, où les influences psychédéliques de In It for the Money se mêlent à une production plus lo-fi, presque garage. Le morceau, enregistré pour une session radio, gagne en authenticité ce qu’il perd en polish : les distorsions des guitares évoquent les nuits enfumées de Camden dans les années 90, et le refrain, malgré sa simplicité apparente, a cette capacité à vous hanter des heures durant. Low C (Débranché), quant à lui, est une curiosité : une version acoustique, presque minimaliste, de leur tube Low C (issu de Supergrass), où le groupe se dépouille de ses oripeaux électriques pour révéler une mélodie folk-rock aussi envoûtante que fragile. C’est un exercice de style qui rappelle que, même à l’ère du tout-synthétique, Supergrass sait encore surprendre.

Enfin, Fin (Live at UEA) clôt le vinyle sur une note live électrisante, enregistrée lors d’un concert à l’Université d’East Anglia. L’énergie est palpable, presque chaotique, avec une guitare solo qui s’étire comme une ombre sur les murs du théâtre. Ce live, bien que moins abouti en termes de production, capture l’essence même de Supergrass : un groupe qui, malgré les années, reste avant tout une machine à concerts, capable de transformer une simple chanson en une expérience collective. Le choix de ce morceau en conclusion est malin : il rappelle que, au-delà des albums studio, c’est sur scène que le groupe a toujours brillé.

Si Don’t Leave Me Alone ne révolutionne pas le rock, il confirme que Supergrass a encore des histoires à raconter. Avec ce single, le trio prouve qu’il n’a rien perdu de son talent pour mélanger mélancolie et euphorie, simplicité et complexité. À l’aube de 2026, on attend avec impatience leur prochain album : s’il est à la hauteur de ce single, il pourrait bien être l’un des plus excitants de leur carrière.