Bonobo (Simon Green) revient avec Distance in Static, un album qui mêle souvenirs et influences accumulées en plus de 20 ans de carrière. Fidèle à son style riche et cosmopolite, il s’entoure de Joy Crookes, Ichiko Aoba, Nilüfer Yanya, Arooj Aftab, Nicole Miglis et Aanya Martin. Entre chants en anglais, ourdou et japonais, samples iraniens et instruments traditionnels, l’album a été enregistré entre Los Angeles, Tokyo et Londres, en partie au mythique Broken Arrow Ranch de Neil Young. À la fois introspectif et taillé pour le dancefloor, ce projet confirme l’influence durable de Bonobo : toujours aussi ambitieux, moderne et émotionnel.
Cette édition vinyle comprend des inserts imprimés et cartes postales illustrées
Écrit sur la route lors de la tournée qui accompagnait le succès critique et commercial de This Is How Tomorrow Moves, ce quatrième album Pylon a été conçu avec la collaboration de Hayley Williams, Brendan Yates (Turnstile), Chino Moreno (Deftones) et Evan Stephens Hall (Pinegrove).
Pylon puise dans les sonorités du grunge classique, de l’emo du Midwest et du rock alternatif des années 1990, pour proposer un son plus intense, plus direct et plus affirmé que sur les précédents albums de beabadoobee.
Avec seulement deux albums à leur actif, Slow Pulp se sont imposés comme l’un des groupes emblématiques d’une génération nourrie au rock alternatif des années 1990 et façonnée par la vague indie des années 2000. Leur nouvel album, Melodie, attendu le 18 septembre, a été produit par Elliott Kozel et coécrit par les membres du groupe Emily Massey et Henry Stoehr.
Melodie marque une évolution au-delà des racines shoegaze du groupe, explorant de nouveaux territoires sonores avec des influences pop et des mélodies plus directes. Il fait suite à leur deuxième album salué par la critique, Yard.
Here Because Of Hope est le nouvel album d’Ezra Collective, groupe londonien lauréat du Mercury Prize et des BRIT Awards. Pensé comme un voyage en trois mouvements – de l’Afrique aux Caraïbes, jusqu’aux rues de Londres – le disque célèbre la richesse des musiques noires et leur capacité à transformer la douleur en joie.
Avec des collaborations de Pa Salieu, Lila Iké et Leona Lewis, Ezra Collective signe son album le plus ambitieux et personnel à ce jour : un disque chaleureux, vibrant et profondément humain, porté par le jazz, le groove et l’espoir.
Sabrina Teitelbaum, alias Blondshell revient aujourd’hui avec son nouvel album Violins, via Partisan Records et produit par Yves Rothman (FKA Twigs, Yves Tumor, Eartheater). Après s’être imposée comme une nouvelle voix essentielle du rock avec Blondshell (2023) et If You Asked for a Picture (2025), marqués par des guitares alternant calme et tension et une écriture incisive, son 3ème album, Violins, va encore plus loin en profondeur.
À travers les onze morceaux de ce LP, Teitelbaum s’interroge sur la manière dont nous composons avec la violence du monde et sa beauté, explorant les amitiés compliquées, la religion, le corps et le long travail, peu glorieux, de la guérison. Les chansons de Teitelbaum sont, comme toujours, parfaitement construites, portées par des hooks virtuoses, des guitares en expansion et des clins d’œil lyriques à Leonard Cohen et Pavement. En intégrant de nouvelles influences, les sonorités singulières de Gang of Four et de Teenage Fanclub, la précision indie-pop des Go-Betweens, ou encore les synthés apaisants de Sade. Violins vous emporte comme une vague.
Gurriers franchit un nouveau cap avec Nobody’s Coming To Save You, un deuxième album plus massif, abrasif et ambitieux que jamais. Révélé par une ascension fulgurante sur la scène punk irlandaise, de Later with Jools Holland aux scènes de Glastonbury et Wembley, le groupe transforme ici l’urgence de ses débuts en une déflagration taillée pour les grandes scènes. Enregistré entre Donegal et Londres avec Mark Bowen (Idles) et Loren Humphrey, puis mixé par John Congleton, l’album amplifie tout ce qui fait la force de Gurriers : tension post-punk, rage hardcore, refrains cathartiques et regard acéré sur le monde contemporain. Entre guitares anguleuses, poussées industrielles et explosions noise, le groupe alterne colère politique, désillusion intime et énergie fédératrice. Dense, frontal et viscéral, Nobody’s Coming To Save You confirme Gurriers comme l’une des voix les plus puissantes et essentielles de la nouvelle scène punk européenne.
EELS dévoile Cookie Happened, seizième album studio porté par Mark Oliver Everett, figure incontournable de la musique alternative depuis Beautiful Freak. Fidèle à une discographie d’une rare constance, le projet poursuit une œuvre où l’intime devient universel et où chaque fragment de vie se transforme en récit essentiel. À travers ce nouvel opus, EELS explore les thèmes qui traversent son écriture : le temps qui passe, la mémoire, les pertes et les petites joies du quotidien. Entre humour discret et mélancolie apaisée, l’album compose une réflexion sensible sur la fragilité de l’existence et la manière dont les expériences nous façonnent. Profond et chaleureux, ce disque confirme la singularité d’EELS dans le paysage musical contemporain. Une œuvre qui transforme la lucidité en chansons accessibles, où la beauté réside autant dans ce qui disparaît que dans ce qui a eu lieu.
La voix vous captive, d’abord avec douceur. Mais on se rend vite compte que quelque chose cloche : une agitation bouillonne sous la surface de *Mammoth* de Flora Hibberd, le deuxième album de l’auteure-compositrice britannique en autant d’années. Évoluant par rapport à la chaleur acoustique luxuriante de son premier album *Swirl*, ces dix chansons sont imprégnées de l’énergie d’une époque : elles sont désormais électriques, fougueuses et pleines de vie. Tout est en ébullition : la voix de Hibberd est une flèche qui transperce le cœur, réfractée par l’eau d’un étang et étrangement reflétée dans les voix et les êtres qui gravitent autour d’elle. Produites par Ben Lanz (Beirut, The National), les chansons de *Mammoth* évoluent sur une corde raide vertigineuse, agitées par les ondes électroniques des synthétiseurs modulaires de Lanz et portées par l’étreinte physique de ses sections de cuivres magnifiquement arrangées. Les influences folk initiales de Hibberd ont disparu, laissant place à un son tendu et serré : la batterie brute et fluide de Lucien Chatin, les lignes de basse franches de Nils Sørensen, la guitare fiévreuse de Victor Claass, son collaborateur de longue date. Des figures émergent du fourré, faisant entendre leurs propres voix : Sufjan Stevens (« Ache », « Perfect Ripple »), Kate Stables et Lonny de This Is The Kit (« Deltaplane », « Mythic Figure ») et J.E. Sunde (« Shelley », « Dew Pond »). D’abord élaborées sous forme de démos par Flora, Ben et Victor au Vésinet pendant plus de six mois, la batterie, la basse et la guitare ont ensuite été enregistrées en direct par Ben au studio Mini Pond d’Aaron Dessner, au Pays basque. Mixé avec amour à Paris par Étienne Caylou et masterisé avec brio par Chab, « Mammoth » brille d’un éclat pop sans pour autant adoucir ses aspérités.
Colemine a le plaisir de sortir pour la première fois en vinyle un autre classique culte d’Orgone ! « New You », initialement paru uniquement en CD en 2013, est un album de funk et de soul intemporel, avec un groove profond et des rythmes puissants. Aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, il est enfin disponible en LP.
Depuis 2001, Orgone propose une California Soul brute, organique et pleine de cœur ; une musique qui vous attrape par le col, vous remet sur pied et vous pousse avec enthousiasme sur la piste de danse. Tout a commencé avec deux gars de la vallée de San Fernando, dont la passion commune pour les disques de soul brute des années 60 et 70 a croisé la culture musicale colorée qui s’est développée à Los Angeles à la fin des années 90. Cette amitié a donné naissance à un mouvement, et depuis, Orgone ne propose aux fans de funk que du pur bonheur.
« America ! » a été enregistré en direct chez Penrose Recorders par Gabriel Roth et s’appuie sur les sonorités classiques du mambo qui ont fait la renommée du groupe – un mélange de Latin Soul, de boogaloo et de salsa, tout en restant fidèle à ses racines cubaines.
Sur son quatrième album studio, le groupe présente une formation « all-star » composée de nouvelles chanteuses, parmi lesquelles Mariam Elhajli et Carolina Oliveros (de Combo Chimbita). Elhajli et Oliveros s’inspirent toutes deux de l’énergie brute de Celia et de La Lupe, tout en se tournant vers des thèmes plus intimes : la perte, les bouleversements et le poids de l’expérience migratoire.
Avant de s’installer dans le downtown new-yorkais, Mikel Rouse dirigeait Tirez Tirez, un groupe de Kansas City fondé au milieu des années 1970, qui faisait le pont entre new wave, minimalisme et pop expérimentale. Le groupe s’est fait remarquer en première partie des Talking Heads lors de leur tournée de 1978, et David Byrne est resté un soutien fidèle tandis que Rouse basculait vers la scène expérimentale new-yorkaise, où il croisait des figures comme Arthur Russell. Story Of The Year puise dans des enregistrements réalisés pendant cette transition, combinant du matériel de Tirez Tirez avec des sessions ultérieures enregistrées à New York et à Bruxelles. Sorti en 1982/83 sur Les Disques du Crépuscule, l’album témoigne de l’usage précoce par Rouse de la composition systémique dans un format de groupe, avec des rythmes superposés et des répétitions en déphasage qui allaient plus tard nourrir son rôle dans le développement du totalisme. Situé entre Kansas City et New York, entre post-punk et composition contemporaine, le disque capture un moment charnière, juste avant que le travail de Rouse ne bascule pleinement vers un territoire plus ouvertement compositionnel.