
En septembre 2024, pour clore en beauté l\’année de son 20e anniversaire, le label parisien Nø Førmat! a donné carte blanche à Vincent Segal pour imaginer une journée de festival unique. Ponctué de performances artistiques disséminées dans tout le Théâtre Silvia Monfort et le jardin public attenant, l\’événement invitait le public à flâner d\’une surprise à l\’autre. Cette soirée, sous le signe de l\’émotion et de la fraternité, a réuni les artistes du label et s\’est tenue en hommage à Ballaké Sissoko, absent, endeuillé par le décès de sa mère, dont la présence spirituelle a finalement transcendé tout le concert. Une sélection de huit titres acoustiques enregistrés en live durant ce concert au Théâtre Silvia Monfort, avec la participation d\’ALA.NI, Émile Parisien, Lucas Santtana, Piers Faccini, Vincent Peirani et Vincent Segal.

Saxophoniste majeur de la scène jazz européenne, Émile Parisien compte plus de 20 albums à son actif, de nombreuses récompenses et une couverture médiatique internationale. Connu pour ses collaborations marquantes avec Vincent Peirani (Belle Époque) ou Ballaké Sissoko (Les Égarés), il poursuit aujourd’hui son exploration musicale avec Floating. Conçu en 2025 au Théâtre de la Cité internationale de Paris, ce projet marque la naissance d’un quartet transatlantique inédit, mêlant jazz et accents électro. On retrouve Yaron Herman au piano, improvisateur audacieux aux influences multiples, Linda May Han Oh à la contrebasse, bassiste lauréate d’un Grammy Award, et Prabhu Edouard aux percussions et tablas, figure incontournable du dialogue entre traditions et musiques contemporaines. Né d’une soirée unique en carte blanche, Floating a été enregistré en deux jours pour préserver l’élan et la spontanéité de la rencontre. L’album déploie un jazz de chambre intime et aérien, laissant place au silence, à l’écoute profonde et à une sensation de suspension délicate.

Daniel Blumberg signe avec The Testament Of Ann Lee une bande originale d’une rare intensité, où traditions musicales et expérimentation contemporaine se rencontrent. Composée pour le film de Mona Fastvold, cette œuvre réinvente les hymnes Shakers à travers des arrangements audacieux, mêlant près de cent voix, percussions, cordes et textures sonores immersives. Entre ferveur spirituelle, improvisation vocale et compositions originales, l’album déploie un univers à la fois mystique, organique et profondément cinématographique. Une création singulière qui confirme le talent de Daniel Blumberg pour façonner des paysages sonores aussi sensibles qu’envoûtants.

Thomas Kahn, surnommé « le petit prince de la Soul contemporaine » par Rolling Stone, revient avec Undertones, un troisième album de douze titres qui incarne la maturité artistique d\’un chanteur à la voix profonde et puissante, forgée par dix ans de scène. Undertones, « nuances » en français, porte bien son nom : l\’album explore les subtilités émotionnelles d\’une voix capable de raconter la lumière même dans les moments les plus sombres. La grande nouveauté de cet album réside dans sa conception pensée pour le live, intégrant l\’expérience de la tournée. L\’artiste y a découvert des moments de \ »lâcher-prise ultime\ ». Cette dimension transcendante, presque gospel, se retrouve dans les extensions et les finales épiques de ses nouveaux morceaux. Un opus chargé en vécu, mêlant la Soul des années 60 aux sonorités contemporaines.

CAN dévoile Live in Arles 1975, un témoignage exceptionnel de l\’une des performances les plus marquantes de son histoire. Enregistré au mythique Théâtre Antique d\’Arles et longtemps considéré comme perdu, ce concert ressurgit aujourd\’hui des archives de Spoon Records pour rejoindre la célèbre série de publications live du groupe. Réunissant le line-up classique composé d\’Irmin Schmidt, Michael Karoli, Jaki Liebezeit et Holger Czukay, l\’album capture toute la puissance créative de CAN à son apogée. Entre improvisations hypnotiques, explorations sonores et énergie collective en perpétuel mouvement, Live in Arles 1975 offre une immersion fascinante dans l\’univers d\’un groupe qui a profondément marqué l\’histoire du rock expérimental. Une pièce essentielle pour redécouvrir toute la liberté et l\’audace de CAN sur scène.

Avec XXX, XXX-6 passe encore un palier. De plus en plus précis dans son écriture et son propos, l’artiste conjugue l’intime et l’universel avec toujours plus de sincérité.
L’art de raconter le quotidien sans fard et l’espoir qui jalonnent sa musique depuis le début de sa carrière sont ici traversés par une trame de fond, véritable fil rouge de l’album : l’idée que la vie n’est qu’un éternel recommencement. Un album habité, puissant et lumineux, qui nous rappelle que la lutte en vaut toujours la peine. Les participations d’Orelsan, Camille Yembe et Mathilde ne font que renforcer cette sensation de cocon dans lequel nous sommes enveloppés pendant 45 minutes.
Son dernier album dévoilé en mars 2025, avait déjà reçu un très bel accueil avec plus de 25 000 ventes, plus de 50 millions de streams et une tournée de 50 dates qui s’était conclue à L’Olympia.

Depuis deux décennies, Pokey LaFarge trace sa propre voie, à contre-courant des conventions : sincère, authentique et sans jamais hésiter à se livrer pleinement. Avec Rent Money, il franchit une nouvelle étape et livre sans doute sa collection de chansons la plus aboutie à ce jour. À la fois confession personnelle poignante et regard lucide sur la société, l’album mêle commentaires sociaux et émotions intimes. Porté par des guitares twang, des rythmiques entraînantes et des mélodies irrésistibles, Rent Money oscille entre légèreté et profondeur. Ses refrains lumineux dissimulent une inquiétude sous-jacente, en parfaite résonance avec les incertitudes de notre époque.

Master Peace revient avec un deuxième album très attendu prévu en octobre, porté par les singles “falling in love with your friends” et “new boyfriend”. Lauréat du Ivor Novello Rising Star Award, il s’est imposé avec un premier album salué par la critique et soutenu par des acteurs majeurs comme BBC Radio 1 et Zane Lowe. Fort d’une communauté digitale solide et d’une audience en constante croissance, il confirme également son potentiel scénique à travers des tournées aux côtés de Franz Ferdinand, The Streets, 5 Seconds of Summer et Bastille, ainsi que plusieurs concerts complets à Londres. Son univers continue de rayonner au-delà de la musique grâce à des collaborations dans le gaming et un soutien important des plateformes de streaming, faisant de lui l’un des artistes émergents britanniques les plus prometteurs du moment.

Le 2 octobre, Swing dévoile \ »F5\ », son deuxième album. Réalisé par Armand Tournier, le disque ne raconte pas un reset propre, mais une relance intérieure : recommencer sans effacer les traces, avancer avec le deuil, l\’amour, le manque, la culpabilité et ce qu\’on n\’a pas toujours su dire.
Les invités ne sont pas là pour décorer. Sur \ »AMOUR&MANQUE\ », aupinard prolonge l\’élan amoureux du morceau et lui donne une dimension presque spirituelle, entre désir, absence et besoin d\’être entendu. Sur \ »LES MEMES PRIERES\ », CRC ramène une parole plus dure, fraternelle, marquée par la galère et la transmission, tandis que Lafleyne suspend le titre dans quelque chose de plus fragile, comme une prière adressée au ciel. Avec Mandy sur \ »LA MAISON\ », le disque trouve l\’une de ses images les plus concrètes : le refuge, les excuses, la pluie qui revient, et cette idée qu\’une personne peut devenir un lieu.
\ »F5\ » est un album de reconstruction lucide, sensible, jamais figé dans la plainte. Swing y cherche moins à tourner la page qu\’à apprendre à vivre avec ce qu\’elle contient.

Réédition d\’un 10\ » 3 titres d\’Adolf Noise, alias de DJ Koze (Stefan Kozalla), figure emblématique de la scène électronique allemande révélée avec Fischmob. À travers ce projet, l\’artiste mêle avec humour et créativité musique, collages sonores et expérimentations électroniques, dans un univers aussi décalé qu\’inventif. Connu pour ses productions et remixes marquants, DJ Koze s\’est imposé comme l\’un des producteurs les plus respectés de sa génération.

Interprété par London Music Works, Music From The Last of Us réunit de magnifiques réinterprétations des thèmes les plus emblématiques des jeux vidéo primés et de la série télévisée acclamée. Porté par les compositions inoubliables de Gustavo Santaolalla, ainsi que par une œuvre émouvante de Max Richter, cet album retranscrit toute la beauté mélancolique et la profondeur émotionnelle qui ont fait le succès de la franchise.
Pressé sur un somptueux double vinyle marbré Bleu & Gris, ce collector est un incontournable pour les fans de The Last of Us, les amateurs de musiques de films et de jeux vidéo, ainsi que les collectionneurs de vinyles.

En janvier 2025, Alex Cameron a fait exploser sa vie dans une détonation contrôlée, largement passée inaperçue par le reste du monde. Les vestiges calcinés de son existence se sont fragmentés avant de se recomposer en neuf morceaux de rock synthétique, qui racontent la profonde confusion et les regrets qui traversent son univers. Il continue de retrouver des éclats de son propre reflet dans les personnages brisés qu’il crée et incarne : le Messie promis, l’appétit d’Agamemnon pour la guerre, la lettre de rançon de Mel Gibson, la destinée belliciste de l’humanité, une rupture sur fond de guerre froide.